LIVRE XXV, CHAPITRE VII. 42o
«les scif'ncnrs a faittîtablir eu leur faveur uii droit d indemuité sur les immeubles acquis ]>ar les {n^ns de mainmorte. L’iuté'rèt du prince lui a feit exiger un droit d’amoilisscmeut dans le même cas. En Castille, où il n’y a point de droit pareil, le clergé; a tout envahi; en Aragon, où il y a «luehjue droit d’amortissement, il a acquis moins ; en France, où ce droit et celui d’indemnité sont établis, il a moins acquis encore, et l’on peut dire que la prospérité de cet Etat est due en partie à l’exercice de ces deux droits. Augmentez-les, ces droits, et arrêtez la mainmorte , s’il est possible.
Jtendez sacré et inviolable l’ancien et néctîssaire domaine du clergé ; qu’il soit fixe et étermd comme lui : mais lais.sez sortir «le ses mains les nouveaux domaines.
Permettez de violer la règle lorscpic la règle est devenue un abus ; soufl’rez l’abus lorsqu’il rentre dans la règle.
On se souvient toujours à Rome d’un mémoire «|ui y fut envoyé à l’occasion de quelques démêlés avec le clergé. On v avoit mis cette maxime : « Le clergé doit contribuer aux cliar- « ges de l’Etat, quoi qu’eu dise l’Ancien Testament. » On en conclut que l’auteur du mémoire entendoit mieux le langage de la malbite que celui de la religion.