De» lait, li». X
à la constitution de l’Etat. Dans les bonnes républiques, on n’a pas seulement réprimé le luxe de la vanité , mais cnçorc celui de la superstition ; on a fait dans la religion des lois d’épargne. De ce nombre sont plusieurs lois do Solon, plusieurs lois de Platon sur les funérailles, que Cicéron a adoptées; enfin quelques lois de Numa ‘ sur les sacrifices.
‘ O Des oiseaux, dit Cicéron , et des peintures faites en un «jour, sont des dons très-divins*. Nous offrons des choses « communes, dit un Spartiate’, afin que nous ayons tous les « jours le moyen d’honorer les dieux. »
Le soin que les hommes doivent avoir de rendre un culte à la divinité est bien différent de la magnificence de ce culte.
« Ne lui offrons point nos trésors, si nous ne voulons lui « faire voir l’estime que nous faisons des choses qu’elle veut « que nous méprisions.
« tjuc doivent penser les dieux des dons des impies, dit ad- « mirablement Platon*, puisqu’un homme do bien rougiroitde « recevoir des présents d’un malhonnête homme? »
11 ne faut pas que la religion, sous prétexte de dons, exige des peuples ce que les nécessités de l’Etat leur ont laissé; et, comme dit Platon®, des hommes chastes et pieux doivent offrir des dons qui leur ressemblent.
Il ne faudroit pas non plus que la religion encourageât les dépenses des funérailles. Qu’y a-t-il de plus naturel que d’ôter la différence des fortunes daus une chose et dans les moments qui égalisent toutes les fortunes ?