‹ De l'Esprit des loisChapitre 605 sur 935 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Continualion du mèiue lujet.

Comme il n’y a guère que les religions intolérantes qui aient un grand zèle pour s’établir ailleurs, parce qu’une religion qui peut tolérer les autres n'e songe guère à sa propagation, ce sera une très-bonne loi civile, lor.sque l’Etat est satisfait de la religion déjà établie, de ne point souffrir l’établissement d’une autre*.

Voici donc le principe fondamental des lois politiques en fait de religion. Quand on est maître de recevoir dans ün Etat une nouvelle religion, ou de ne’ la pas recevoir, il ne ne faut pas l’y établir; quand elle y est établie, il faut la tolérer.

1. Je ne parle point, dans tout ce cha- la fin du chapitre I dn livre précédent, pitre, de la religion chrétienne, parce et la Défent» de l’Beprit des Lois, seque, oomme j’ai dit ailleurs, la religion condu partie, chrétienne est le premier bien. Voyci

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