CHAPITRE X
Dans quel cas il faut suivre la loi civile qui permet, et non pas la loi de la religion
qui défend.
Lorsqu’une religion qui défend la polygamie s’introduit dans un pays où elle est permise, on ne croit pas, à ne parler que politiquement, que la loi du pays doive souffrir qu’un homme qui a plusieurs femmes embrasse cette religion, à moins que le magistrat ou le mari ne les dédommagent en leur rendant de quelque manière leur état civil. Sans cela leur condition seroit déplorable : elles n’auroient fait qu’obéir aux lois, et elles se trouveroient privées des plus grands avantages de la sociétii.