‹ De l'Esprit des loisChapitre 646 sur 935 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

Qu’il ue faut pas sui*rc les dispositions géuSrales du droit civil , lorsqu'il s’agit de choses qui doivent être soumises à des règles particulières Urées de leur propre nature.

Est-cc une bonne loi, que toutes les obligations civiles passées dans le cours d'un voyage entre les matelots dans un navire soient milles? François Pirard nous dit* que, de son temps, elle n’étoit point observée par les Portugois, mais qu’elle l’ctoit par les François. Des gens qui ne sont ensttmblc que pour peu de temps, qui n’ont aucuns besoins, puisque le prince y jiourvoit, qui ne peuvent avoir qu’un objet, qui est celui de leur voyage, (|ui ne sont plus dans la société, mais citoyens du navire, ne doivent point contracter de ces obligations qui n’ont été introduites que pour soutenir les charges de la société civile.

C’est dans ce mémo esprit (pie la loi des Rhodiens, faite pour un temps où l’on suivoit toujours les ctUes, vouloit que ceux cpii, pendant la tempête, restoient dans le vaisseau, eussent le navire et la charge; et (pie ceux (jui l’avoient quitté n’eussent rien.

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