Voyez lo Prologue du Code de
Bourguignon», et le Code même, sur-, tout lotit. XII, § ii, et le til. xxxviii. Voyez aussi Grégoire de Tours, liv. II, chap. XXXIII ; et le Code de» Wisigoths. 1600, est le corps le plus complet des lois gothiques.
4Cr> DE L’ESPRIT DES LOIS.
rois franrs, surs de leur puissance, n’eurent pas ces égards*.
Les Saxons, qui vivoient sous Tcinpire des Francs, eurent une humeur indomptable, et s’obstinèrent à se révolter. On trouve dans leurs lois* des duretés du vainqueur, qu’on ne voit point dans les autres codes d»\s lois des barbares.
On y voit l’esprit des lois des Germains dans les peines pécu-f niairos, et celui du vainqueur dans les peines aftlictives.
Les crimes qu’ils font dans leur pays sont punis corporellement, et on ne suit l’esprit des lois germaniques que dans la l)unition de ceux qu’ils commettent hors de leur territoire.
On y déclare que, pour leurs crimes, ils n’auront jamais de paix, et on leur refuse l’asile des églises mêmes.
Les évêques eurent une autorité immense à la cour des rois wisigoths; les affaires les plus importantes étoient décidées dans les conciles. Nous devons au code des Wisigoths toutes les maximes, tous les principes et toutes les vues de l’inquisition d’aujourd’hui; et les moines n’ont fait que. copier contre les Juifs des lois faites autrefois par les évoques.
Du reste, les lois de Gondebaud pour les Bourguignons paroissent assez judicieuses; celles de Uotharis et des autres princes lombards le sont encore plus. Mais les lois des Wisigoths, celles de Recessuinde, de Chaindasuinde'et;d’Egiga sont puériles, gauches, idiotes; elles n’atteignent point le but; pleines de rhétorique, et vides de sens, frivoles dans le fond, et gigantesques dans le style.