‹ De l'Esprit des loisChapitre 665 sur 935 · Ctiap.xxjo. 11. loi salique, (il. xuii, s · texte numérisé non relu

Ctiap.xxjo. 11. loi salique, (il. xuii, s

3. Celui de Clotaire, de 1 an 580, dans 12. (^Ui res in paguubi remanet pro~

l’édition dc.s Capitulaire» de lîaluie, prias habel. (Loi salique, titre xliii, tuiii. I, art. V; iOiJ., in (inc. S ".)

4. Capitulaires ajouté» à la loi de» ' 13. Qui in truste dominica est. (Loi Lombard», liv. I, tit. xxv, chnp. nxi ; salique, tit. xuii, g 4.)

liv. 11, tit. xu, cliap. VII ; et tit. ivi, It. .St rumanus tiomo convica régis eliap. I et ir. fuerit. (IbùL, S 6.)

O. Ibid., liv. II, tit. V. 13. Le» principaux Romain» s'alla-

6. Jbid., liv. Il, lit. VII, cliap. i. clioient à la cour, comme on le voit par

7. Ibid., cliap. 11. la vie de plusieurs évêque» qui y furent

8. Ibid , tit. XXXV, cliap. II. élevé». Il ii j- avoit guère que les Hu-

9. Dan» la Loi des Lombard», liv. Il, mains qui susîent écrire, tit. 57.

entre le seigneur franc et le seigneur romain, et entre le Franc et le Romain qui étoient d'une condition médiocre.

Ce n’est pas tout : si l’on assembloit* du monde pour assaillir un Franc dans sa maison, et qu’on le tuât, la loi salique ordonnoit une composition de 600 sous; mais si l'on a voit assailli un Romain ou un affranchi*, on ne payoit que la moitié de la composition. Par la même loi^, si un Romain enchaînoit un Franc, il devoit 30 sous de composition; mais si un Franc enchaînoit un Romain, il n’en devoit qu’une de \o. Un Franc, dépouillé par un Romain, avoit 62 'sous et demi de composition; et un Romain, dépouillé par un Franc, n’en recevoit qu’une de 30. Tout cela devoit être accablant pour les Romains.

Cependant un auteur célèbre^ forme un système de l’établissement des Francs dans les Gaules, sur la présupposition qu’ils étoient les meilleurs amis des Romains. Les Francs étoient donc les meilleurs amis des Romains, eux qui leur firent, eux qui en reçurent des maux effroyables® ? Les Francs étoient amis des Romains, eux qui, après les avoir assujettis par les armes, les oprimèrent de sang-froid par leurs lois? Us étoient amis des Romains, comme les Tartarcs, qui conquirent la Chine, étoient amis des Chinois.

Si quelques évêques catholiques ont voulu se servir des Francs pour détruire des rois ariens, s’ensuit-il qu’ils aient désiré de vivre sous des peuples barbàres? En peut-on conclure que les Francs eussent des égards particuliers pour les Romains? J’en lircrois bien d’autres conséquences ; plus les Francs furent surs des Romains, moins ils les ménagèrent.

Mais l’abbé Dubos a puisé dans de mauvaises sources pour un historien : les poètes et les orateurs. Ce n’est point sur des ouvrages d’ostentation qu’il faut fonder des systèmes.

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