Ibid., page
lü. t.iv. I, cliap. 1 J cl liv. li, eh. uct
vin.
I I. Chap. I et chap. ixi.
IJ. Voyei ce» lois <I,ana Vies des saints, (in mois de jtiin, l. III, p. 26.
lit. Qui corilifiue noslram sacrant riiriam sequi lenealur, inslitualur i/ui facta et causas in ipsa curia promoreal alqut prexi/uatur.
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ItE L’KSPRIT DKS LOIS.
CHAPITUK XXXMl
('.umniFiit les KtablissemCDts Uv saint Louis turabi'ronl dans l'uubü.
(ie fut le destin des Etablissements, qu’ils na(|uiient, vieillireiit et moururent en très-peu de temps.
Je ferai là-dessus quelques rétloxions. Le code que nous avons sous le nom d'Etablissements de saint Louis n’a jamais été fait pour servir de loi à tout le royaume, quoique cela soit dit dans 1a préface de ce code, (iette compilation est un code frénéral qui statue si\r toub^s les affaires civiles, les dispositions des biens par testament on entre vifs, les dots et les avantafres des femmes, les profits et les i)réro"atives des fiefs, les affaires de police, etc. Or, dans un temps où chaque ville, bourg on village, avoit sa coutume, donner nu corps général de lois civiles, e’étoit vouloir renverser, dans un moment, toutes les lois |iartii ulières sous lesquelles on vivoit dans cbàque lieu du royaume. Faire une coutume générale de tontes les coutumes particulières seroit une chose inconsidérée, même dans ce temps-ci, où les princes ne trouvent partout que de l’obéissance. Ear, s’il est vrai qu'il ne faut pas changer lorsque les inconvénients égalent les avantages, encore moins le faut-il lorsque les avantages sont petits, et les inconvénients immenses. Or, si l'on fait attention à l’Etat où étoit pour lors le royaume, où chacun s'enivroit de l’idée de sa souveraineté et de sa puissance, on voit bien qu’entreprendre de changer partout les lois et les usages reçus, c’étoit une chose qui ne pouvoit venir dans l’esprit de ceux qui gouvernoient. "
Le que je viens de. dire prouve encore que ce code des Etablissements ne fut pas confirmé, en parlement, par les barons et gens de loi du royaume, comme il est dit dans un manuscrit de l'hôtel de ville d'Ainicns, cité par M. Ducange L On voit dans les autres manuscrits que ce code fut donné par saint Louis eu l’année 1270, avant qu’il partit pour Tunis. Ce fait n'est pas plus vrai; car saint Louis est parti en 1200, comme l’a remaripu' M. Ducange ; d’où il ecmelut que ce code auroit été publié' en son absence. Mais je dis que cela ne peut pas être. Comment saint Louis auroit-il pris le temps de son absence pour faire une cho.se qui auroit été une semence de troubb s, et qui eut pu produire, non pas des changements, mais des révolutions? l ni' pareille entreprise avoit besoin plus qu’une autre d’étre suivie di* pri'S, et n'étoit point l’ouvrage' d’une régence foibb', < t inéine composée de seigneurs qui avoienl intérêt ipie la chose