‹ De l'Esprit des loisChapitre 752 sur 935 · LIVRE XXIX, CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX, CHAPITRE IX

les autres en so mettant uni* teuille «le li^mier* à la main-^ <le sorte que ceux qui avoient (|uel(|ue niérite quitti^rent lesaÜHires. A Athènes, où le législateur avoit senti rextension et les l)ornes qu’il (levoit donnera sa loi, rostracisine tut une chose admirable: on n’y soumettoit jamais qu’une seule peüëonne; il talloit un si grand nombre de suirrages, qu’il étoit difficile qu'on exilât quelqu’un dont l’absence ne fût pas nécessaire.

On ne pouvait bannir que tous les cinq ans : en effet, dèsqiu; rostracisme ne devoit s’exerct*r (|U(î contre un grand personnage (lui donneroit de la crainte à ses concitoyens, ce ne devoit pas être une affaire de tous les jours.

CHAPirUE VIII

Que les lois (jui païuissoul les mêmes n’ont pas toujours eu le ïuêmc motif.

On reçoit en France la plupart des lois des Uomains sur les substitutions; mais les substitutions y ont tout un autre motif que chez les Uomains. Ohey. ceux-ci, l’hérédité étoit jointe à de certains sacrifices qui dévoient être faits par l’héritier, et qui étoieiit réglés par le droit des pontifes’’. Cela Ht qu’ils tinrent à déshonneur de mourir sans héritier; qu’ils prinmt pour héritiers leurs esclaves, et qu’ils inventèrent h's substitutions. î.a substitution vulgaire, (pii fut la première invmitée, et (|ui n’avoitlieu que dans le cas où l’héritier institué n’accepteroit pas l’hérédité, en est une grande preuve : (die n’avoit point pour objet de perp(*tuer l’héritage dans une famille du même nom, mais de trouver quehpi’un qui acceptât riiéritag(?.

CHAIMTUE l.\

' Que les lois grectpics et l'omaincs ont puni l’homicide de soi*mèmc.

sans avoir le même motif.

lÀi homme, dit Platon^, qui a tué celui qui lui est étroiu*inenl lié, c’est-à-dire lui-même, non par ordre du magistrat* ni pour éviter rignominie, mais par foiblcsse, sera puni. La loi romaine punissoit cette action lorsqu’elle n’avoit pas été faite par foiblesse d’àme, par ennui de la vie, par impuissance di* souffrir la douleur, mais par le désespoir de quelque crime. La

1. Plutarque et Diodore do Sicile disent : f une feuille d’olivier TixaXo/ iXaiai. Voyez dans Diodore, liv. XI, la cause de rétablissement de cette loi, qu’on appeloit à Syracuse le Pélali&mc^ la manière dont elle s'exécutoit, et les raisons qui la firent abolir.

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