‹ De l'Esprit des loisChapitre 768 sur 935 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Continualiou du même sujet.

César * dit que, « quand un des princes déclaroit à l’as- « semblée qu’il avoit formé le projet de quelque expédition, (;t « demandoit qu’on le suivit, ceux qui approuvoient le chef et « l’entreprise se levoient, et offroient leurs .secours. Ils étoient « loués par la multitude. Mais, s’ils ne remplissoient pas leurs « engagements, ils perdoient la confiance publique, et on les « regardoit comme des déserteurs et des traîtres. »

Ce qae dit ici César, et et; que nous avons dit dans le chapitre précédent, après Tacite, e.st le germe de l’histoire de la première race. 11 ne faut pas être étonné (jue les rois aient toitjours eu à chatpic expédition de mnivelles armées à refaire, «l'autres troupes à itersuader, de mmvelles gens à engager: tpTil ait fallu, pour actpiérir beaucoup, qu’ils répandissent beaucoup ; qu’ils acquissent sans cesse parle partage des terres et des dépouilles, et (pTils ilonnassent sans cesse ces terres et des dépouilles ; qtie leur dotnaine grossit continuellement, et qu’il dintiiiuàt sans cesse; qu’un père qui donnoit à un de ses

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