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De Murihus Oernniuorum

n40 DE L’ESPRIT DES I.OIS.

<1 priiico d’ètre irilciieur eu coui'ajje ; il est houleux a la troupe « de ne point éjjaler la valeur du prime; c’est une iufauiie « éternelle de lui avoir survécu. L’enga^fcinent le plus sacré, « c’est de le défendre. Si nue cité est on paix, les princes vont « chez celles qui font la g^uerre : c’est par là i|u’ils conservent « un grand nombre d’amis. Ceux-tn reçoivent d’eux le cheval « du combat et le javelot terrible. Les repas peu délicats, mais « grands, sont une espèce de solde pour eux. Le prince ne sou- « tienfses libéralités que par les gueri’es et les rapines. Vous « leur |)ersuaderiez bien moins de labourer la terre et d’attendre « l'année, <|ue d’appeler renneini et de recevoir dt^ blessures; « ils n’acquerront pas par la sueur ce qu’ils peuvent obtenir « par le sang. »

Ainsi, chez les Germains, il y avoit des vassaux, et non pas des fiefs. 11 n’y avoit point de liefs, parce que les piànces n'avoient point de terres à donner; ou plutôt les tiefs étoicDl des chevaux de bataille, des armes, des repas. Il y avoit des vassaux, parce qu’il y avoit des hommes lîdèles (jui étoieiil liés par leur])arole, qui éloient engagés pour la guerre, et (|ui l'aisoient à peu près le même service que l’on lit depuis pour les fiefs.

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