LIVRE XXX, CHAPITRE IX. EU
Romains par les harliaros, c’est (in’on trouve dans les lois des Wisigotlis et des Bourguignons ([uo ces deux peuples eurent les doux tiers des terres; mais ces deux tiers ne furent pris que dans de certains quartiers qu’on leur assigna.
Gondebaud dit, dans la loi di's Bourguignons, que son peuple, dans son établissement, rei^-ut les deux tiers des terres* : et il est dit, dans le second sup])lément à cette loi, qu’on n’en donneroitplus que la moitié à ceux qui viendroieut dans le pays *. Toutes les terres n'avoient donc pas d’abord été partagées entre les Romains et les Bourguignons.
On trouve dans les textes de ces deux règlements les mêmes expressions : ils s’expliquent donc l’un et l’autre. Et, comme on ne peut pas entendre le second d’un partage universel des tercet, oni ne peut pas non plus donner cette signification au premier.
Les Francs agirent avec la même modération que les Bourguignons; ils ne dépouillèrent pas les Romains dans toute retendue de leurs conquêtes. Ou’auroient-ils fait de tant de terres? Ils prirent celles qui leur convinrent, et laissèrent le reste.