Ilaquecoloniaconnenit etitaban- 5. Chapitre xliii et xuv
nicimua, u/ umisquisque judex crimi- 6. O qualem remunerationem red-
nosum lalroiiem ut auJierit, ad ca- didistieil Fecit te liberum, non nobi~ sam suam ambulet, et ipsum ligare lem, quod impossibile est post liberiafacial : ila ut, si Francus fuerit, ad lem. Ibid.
o80 DE L’ESPRIT DES LOIS.
. Ce discours, qui prouve si formellemciit deux ordres de citovens, n'embarrasse point M. l’abbé Dubos. Il répond aihsi • : « Ce passage ne veut point dire que Louis le Débonnaire n’eût « pas pu faire entrer Hébon dans l’ordre des nobles. Hébon, « comme archevê(iue de Reims, eût été du premier ordre, supé- « rieur à celui de la noblesse. » Je laisse au lecteur à décider si ce passage ne le veut point dire; je lui laisse à juger s’il est ici question d’une préséance du clergé sur la noblesse. « Ce « passage prouve seulement, continue M. l’abbé Dubos*, que « les citoyens nés libres étoient qualifiés de nobles-hommes : M dans riisage du monde, noble-homme, et homme né libre, « ont signifié longtemps la même chose. » Quoi ! sur ce que, dans nos temps modernes, quelques bourgeois ont pris la qualité de nobles-hommes, un passage de la vie de Louis le Débonnaire s’appliquera à ces sortes de gens! «Peut-être aussi, « ajoute-t-il encore^, qu'IIébon n’avoit point été esclave dans « la nation des Francs, mais dans la nation saxonne, on dans « une autre nation germanique, où les citoyens étoient divisés « en plusieurs ordres.» Donc, à cause du peut-être de M. l’abbé Dubos, il n’y aura point eu de noblesse dans la nation des Francs. Mais il n’a jamais plus mal appliqué de peut-être. On vient de voir que Tégan ‘ distingue les évêques qui avoient été opposés à Louis le Débonnaire, dont les uns avoient été serfs, et les autres étoient d’une nation barbare. Hébon étoit des premiers, et non pas des seconds. D’ailleurs je ne sais comment on peut dire qu’un serf tel qu’Hébon auroit été Saxon ou Germain : un serf n’a point de famille ni par conséquent de nation. Louis le Débonnaire affranchit Hébon; et, comme les serfs affranchis prenoient la loi de leur maître, Hébon devint Franc, et non pas Saxon ou Germain.
Je viens d’attaquer; il faut que je me défende. On me dira que le corps des antrustions formoit bien dans l’Etat un ordre distingué de celui des hommes libres; mais que, comme les fiefs furent d’abord amovibles, et ensuite à vie, cela ne pouvoit pas former une noblesse d’origine, puisque les prérogatives n’étoient point attachées à un fief héréditaire. C’est cette objection qui a sans doute fait penser à M. de Valois qu’il n’y avoit qu’un seul ordre de citoyens chez les Francs : sentiment que M. l’abbé
1. Etablissement de la monarchie Ludovico,el maxime ii guos e servi/i
française, tome III, liv, VI, chap. iv, condilione hanoralos habeOat , cum page 316. /lis qui ex barbarie nationibus ad hoc