‹ De l'Esprit des loisChapitre 908 sur 935 · Fag. 162 de la feuille du 9 octobre · texte numérisé non relu

Fag. 162 de la feuille du 9 octobre

trouve- que Dieu ne peut pas gouverner les êtres libres aussi bien que les autres, parce qu’étant libres, il faut qu’ils agissent par eux-inèmes » (je rcîniarquerai, en passant, que l’auteur ne se sert point de cette expression, que Dieu ne peut pas), a ne remédie à ce désordre que par des lois qui peuvent bien montrer à rhomrne ce qu’il doit faire, mais qui ne lui donnent pas de le faire : ainsi, dans le système de l’auteur. Dieu crée des êtres dont il ne iwut empêcher le désordre, ni le réparer... Aveugle, qui ne voit pas que Dieu fait ce qu’il veut de ceux mêmes qui ne font pas ce qu’il veut ! »

nêpoN'SE.

Le critique a déjà reproché à l’auteur de n’avoir point parlé du péché originel: il le prend encore sur le fait; il n’a point parlé de la grâce. C’est une chose triste d’avoir afl'aire à un homme qui censure tous les articles d’un livre, et n’a qu’une idée dominante. C’est le conte de ce curé de village, à qui des astronomes montroient la lune dans un télescope, et qui n’y voyoit que son clocher.

L'auteur de Vï^prit des Lois a cru qu’il devoit commencer pardonner quelque idée des lois générales, et du droit de la nature et des gens. Ce sujet étoit immense, et il l’a traité dans deux chapitres: il a été obligé d’omettre quantité de choses qui appartenoient à son sujet ; à plus forte raison a-t-il omis celles qui n’y avoient point de rapport.

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