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2. Maria el feminœ conjunclio, individuam vitœ socielatem continens. .

soit fatigué de m’entendre dire que le critique n’est jamais au fait, et ne prend jamais le sens des passages qu’il censure. Il dit, au sujet des usures maritimes : « L’auteur ne voit rien que de juste dans les usures maritimes; ce sont ses termes. » En vérité, cet ouvrage de \’Es}jrit des Lois a un terrible interprète!

L’auteur a traité des usures maritimes au chapitre vingtième du livre vingt-deuxième: il a donc dit, dans ce chapitre, que les usures maritira«s étuient justes. Vovons-le. ,

« Des usures mantmes, ^

« La grandeur de l’usure maritime est fondée sur deux choses, le péril de la mer, qui fait qu’on ne s’expose à prêter j

son argent que pour en avoir beaucoup davantage ; et la faci- «

lité que le commerce donne à l’emprunteur de faire prompte- ;

ment de grandes affaires et en grand nombre : au lieu que les !

usures de terre, n’étant fondées sur aucune de ces deux raisons, sont, ou proscrites par les législateurs, ou, ce qui est plus sensé, réduites à de justes bornes. » i

Je demande à tout homme sensé, si l’auteur vient de décider que les usures maritimes sont justes ; ou s’il a dit simplement que la grandeur des usures maritimes répugnoit moins à l'équité naturelle que la grandeur des usures de terre. Lecrilique ne connoît que les qualités positives et absolues; il ne sait ce que c’est que ces termes p/us ou moins. Si’on lui disoit qu’un mulâtre est moins noir qu’un nègre, cela signiQeroit, selon lui, qu’il est blanc comme de la neige; si on lui disoit qu’il est plus noir qu’un Européen, il croiroit encore qu'on veut dire qu’il est noir coninie du charbon. Mais poursuivons.

11 y a dans l’Esprit des Lois, au livre vingt-deuxième, quatre

chapitres sur l’usure. Dans les deux premiers qui sont le dix- l’i

neuvième, et celui qu’on vient de lire, l’auteur examine l’u- la

sure * dans le rapport qu’elle peut avoir avec le commerce, co

chez les différentes nations et dans les divers gouvernements du monde; ces deux chapitres ne s’appliijucnt qu’à cela : les p-

deux suivants ne sont faits que pour expliquer les variations de ac

l’usure chez les Romains. Mais voilà qu’on érige tout à coup pr(

l’auteur en casuiste, en canoniste et en théologien, ou deux des jo)

trois, ou un des trois, ou peut-être dans le fond aucun des trois.

L’auteur sait qu’à regarder le prêt à intérêt dans son rapport avec la religion chrétienne, la matière a des distinctions et des limitations sans fin : if sait que les jurisconsultes et plusieurs

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