‹ De l'Esprit des loisChapitre 922 sur 935 · I. Usure ou intérêt signiGoU la même chose chez les Romains · texte numérisé non relu

I. Usure ou intérêt signiGoU la même chose chez les Romains

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tribunaux ne sont pas toujours d'accord avec les casuistos et les canonistes ; que les uns admettent de certaines limitations au principe général de n’exiger jamais d’intérêt, et que les autres en admettent de plus grandes. Quand toutes ces questions auroient appartenu à son sujet, ce qui n’est pas, comment auroit-il pu les traiter ? On a bien de la peine à savoir ce qu’on a beaucoup étudie , encore moins sait-on ce qu’on n’a étudié de sa vie. Mais les chapitres mêmes que l’on emploie contre lui prouvent assez qu’il n’est qu’historien et jurisconsulte. Lisons le chapiti’e dix-neuvième* :

« L’argent est le signe des valeurs. 11 est clair que celui qui a besoin de ce signe doit le louer, comme il fait toutes les choses dont il peut avoü‘ besoin. Toute la différence est que les autres choses peuvent ou se louer ou s’acheter; au lieu que l’argent, qui est le prix des choses, se loue et ne s’achète pas.

« C’est bien une action très-bonne de prêter à un autre son argent sans intérêt ; mais on sent que ce ne peut être qu’un conseil de religion, et non une loi civile.

«. Pour que le commerce puisse se bien faire, il faut que l’argent ait un prix : mais que ce prix soit peu considérable. S’il est trop haut, le négociant, qui voit qu’il lui en coùteroit plus en intérêts qu’il ne pourroit gagner dans son commerce, n’entreprend rien ; si l’argent n’a point de prix, personne n’en prête, et le négociant n’entreprend rien non plus.

« Je me trompe, quand je dis que personne n’en prête : il faut toujours que les affaires de la société aillent; l’usure s’établit, mais avec les désordres que l’on a éprouvés dans tous les temps.

<c La loi de Mahomet confond l’usure avec le prêt à intérêt : l’usure augmente, dans les pays mahométans, à proportion de la sévérité de la défense ; le préteur s’indemnise du péril de la contravention.

« Dans ces pays d’Orient, la plupart des hommes n’ont rien d’assuré; il n’y a presque point de rapport entre la possession actuelle d’une somme, et l’espérance de la ravoir après l’avoir prêtée. L’usure y augmente donc à proportion du péril de l’in solvabilité. »

Ensuite viennent le chapitre des Usures maritimes, que j’ai rapporté ci-dessus, et le chapitre vingt-unième, qui traite du prêt par contrat et de l’usure chez les Romains, que voici :

« Outre le prêt fait pour le commerce, il y a encore une es-

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