LIVRE VT, eu A!'. XVII
no sont. Ainsi la déposition de deux témoins suffit dans la punition de tous les crimes; la loi les croit comme s'ils parloient par la bouche de la vc'rité. On juoc aussi que tout enfant conçu pendant le mariage est légitime: la loi a confiance en la mère comme si elle étoit la pudicité même. Mais la question contre les criminels n'est pas dans un cas forcé comme ceux-ci. Nous voyons aujourd'hui une nation très policée (i Ma rejeter sans inconvénient. Elle n'est donc pas nécessaire par sa nalureTa). Tant d'habiles gens et de beaux génies ont écrit contre cette pratique, que je n'ose parler après eux. J'allois dire qu'elle pourroit convenir dans les gouvernements des;)otiques, où tout ce qui inspire la crainte entre (dusdaiis les ressorts du gouvernement ; j'aîlois dire que les esclaves, chez les Grecs et chez les Romains Mais j'entends la voix de la nature qui crie contre moi.
(i) La nation anglaise. — (2) Les citoyens d'Athènes ne pouvoient élre mis à la question (Lysias, orat.in Argorat.)^ excepté (îaus le crime de lese- Tiiajesté. Ou dounoit la question trente jours après la condamnation (Curius ('"ortunatus, Ulielor. Scliol. liv. II). 11 n'y avoit pas de r|ueslion préparatoire. Quant aux Romains , la loi III et lY ad le g. Julicnn tiiajest. fait voir qiie la naissance, la dignité , la profession de la milice , garaulissoicnt de la question , si ce n'est dans le cas de crime de lese-majesté. Voyez les sages restrictions que les lois des Wisigoths meltoient à cette pratique.
2l4 1>1. LtSPIVIT DES LOIS.