CHAPITRE XV III
Des peines pécuniaires , et des peines corporelles.
JN os pères les Germains n'admettoient guère que des peines pécuniaires. Ces hommes guerriers et libres estinioient que leur sang ne devoit être versé que les armes à la main. Les Japonais (i}, au contraire , rejettent ces sortes de peines, sous prétexte que les gens riches éluderoient la punition. Mais les gens riches ne craignent-ils pas de perdre leurs biens ? les peines pécuniaires ne peuvent-elles pas se proportionner aux fortunes ? et enfin ne peut- on pas joindre l'infamie à ces peines?
Un bon législateur prend un juste mlliru; il n'ordonne pas toujours des peines pécuniaires ; il n'inflige pas toujours des peines corporelles.