LIVRE VI, CHAP. XXI. 'MJ
Jours un bonheur pour eux d'avoir l'occasion de l'exercer ; et on le peut presque toujours dans nos contrées.
On leur disputera peut-être quelque branche de l'autorité , presque jamais l'autorité entière; et si quelquefois ils combattent pour la couronne , ils ne combattent point pour la vie.
Mais , dira-t-on , quand faut-il punir ? quand faut-il pardonner? C'est une chose qui se fait mieux sentir qu'elle ne peut seprescrire. Quand la clémence a des dangers , ces dangers sont ti-ès visibles; on la distingue aisément de celte foiblesse qui mené le prince au mépris et à l'impuissance même de punir.
L'empereur Maurice (i) prit la résolution de ne verser jamais le sang de se'' sujets. Anastase (2) ne punissoit point les crimes. Isaac l'Ange jura que, de son règne, il ne feroit mourir personne. Les empereurs grecs a voient oublié que ce n'étoit pas en vain qu'ils portoient l'épée.
(i) EA'agre, Histoire. — (2) Fragm. de Suidas, dans Const. Porphyrog.
F.srn. r.Fs i.ois. i .
ai8 DE l'esprit des lois.
LIYRE VII.
Conséquences des différents principes des tro:s gouvernements par rapport aux lois somptuaikes, au luxe, et à la condition des femmes.