CHAPITRE XXI L
Des clioses qui attaquent la liberté dans la monarchie.
Xja chose du monde la plus inutile au prince a souvent affoibli la liberté dans les monarchies : les commissaires nommés quelquefois pour juger un particulier.
( i) L'an de Rome 465. — (2) Celui de Plantius, qni attenta contre lapudicité de Veturius. Valere Maxime, liv. VI, art. IX. On ue doit point confondre ces deux événements ; ce ne sont ni les mêmes personnes ni les mêmes temps. — (3)Voyez un fragment de Denys d'Halicarnasse , dans l'extrait Des vertus et des vices; l'épitome de Tite-Live, 1. XI; et Freinshemins, 1. XI.
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Le prince tire si peu d'utilité des commissaires, qu'il ne vaut pas la peine qu'il change l'ordre des choses jiour cela. Il est moralement sxir qu'il a plus l'esprit de probité et de justice que ses commissaires, qui se croient toujours assez justifiés par ses ordres , par un obscur intérêt de l'état , par le choix qu'on a fait d'eux, et par leurs craintes même.
Sous Henri VIII , lorsqu'on faisoit le procès à un pair , on le faisoit juger par des commissaires tirés de la chambre des pairs : avec cette méthode , on fit mourir tous les pairs qu'on voulut.