LIVRE XIII, CHAP. Vit
qui le paieroit , au lieu de 1 acheteur: ce règlement, qui laissoit tout l'impôt, parut l'ôter.
11 y a deux royaumes en Europe où l'on a mis des impôts très forts sur les boissons : dans l'un, le brasseur seal paie le droit; dans l'antre , il est levé indifféremment sur tous les sujets fjui consomment. Dans le premier, personne ne sent la ripjueur de l'impôt; dans le second, il est regardé comme onéreux: dans celui-là, le citoyen ne sent que la liberté qu'il a de ne pas payer; dans celui-ci, il ne sent que la nécessité qui l'y oblige.
D'ailleurs , pour que le citoyen paie, il faut des recherches perpétuelles dans sa maison. Rien n'est plus contraire à la liberté ; et ceux qui établissent ces sortes d'impôts n'ont pas le bonheur d'avoir à cet égard rencontré la meilleure sorte d'administration.