‹ De l'esprit des loixChapitre 283 sur 313 · V RE XIII, CHAP. XIX · texte numérisé non relu

V RE XIII, CHAP. XIX

ques où la i-égie est établie, les peuples sont infiniment plus heureux ; témoins la Perse et la Chine (i). Les plus malheureux sont ceux où le prince donne à ferme ses ports de mer et ses \illes de commerce. L'histoire des monarchies est pleine de maux faits par les traitants.

Néron, indigné des vexations despublicains, forma le projet impossible et magnanime d'abolir tous les impôts. Il n'imagina point la régie : il fit (2) quatre ordonnances ; que les lois faites contre les publicains , qui avoient été jusque-là tenues secrètes , seroient publiées ; qu'ils ne pourroientplus exiger ce qu'ils avoient négligé de demander dans l'année ; qu'il y auroit un préteur établi pour juger leurs prétentions sans formalité ; que les marchands ne paieroient rien pour les navires. Voilà les beaux jours de cet empereur.

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