LIVRE lil, t. Il \P. IX
C'est apparemment dans ce sens qnc des cadis ont sontenu que le grand seigneur n'étoit point obligé de tenir sa pai'ole ou son serment , lorsqu'il bornoit par-là son autorité (i).
Il faut que le peuple soit jugé par les lois , et les grands par la fantaisie du prince ; que la tête du dernier sujet soit en sûreté, et celle des bâchas toujours exposée. On ne peut parler sans frémir de ces gouvernements monstrueux. Le soplii de Perse, détrôné de nos jours par Mirii>eis , vit le gouvernement périr avant la conquête , parcequ'il n'avoit pas versé assez de sang (2).
L'histoire nous dit que les horribles cruautés de Domitien effrayèrent les gouverneurs au point que le peuple se rétablit un peu sous son règne (3). C'est ainsi qu'un torrent qui ravage tout d'un côté laisse de l'autre des campagnes où l'œil voit de loin quelques prairies.