CHAPITRE VIL
En quel cas ces institutions singulières peuvent être bonnes.
(^ES sortes d'institutions peuvent convenir dans les républiques, parceque la vertu politique en est le principe. Mais , pour porter à l'honneur dans les monaicliies , ou pour inspirer de la crainte dans les états despotiques, il ne faut pas tant de soins.
Elles ne peuvent d'ailleurs avoir lieu que dans un petit état(ï), où Ton peut donner une éducation générale , et élever tout un peuple comme une famille.
Les lois de Minos, de LycurgTie et de Platon, supposent une attention singulière de tous les citoyens les uns sur les autres. Oh ne peut se promettre cela dans la confusion, dans les négligences , dans l'étendue des affaires d'un grand peuple.
Il faut, comme on l'a dit, bannir l'argent dans ces institutions. Mais, dans les grandes sociétés, le nombre, la variété, l'embarras, l'importance des affaires , la facilité des achats , la lenteur des échanges, demandent une mesure commune. Pour porter par-tout sa puis- Ci) Comme étoient les villes de la Grèce.
IU4 DE l'esprit des LOIS.
sauce, ou la défendre par-tout, il faut avoir ce à quoi les hommes ont attaché par-tout la puissance.