CHAPITRE VI
Des Ariens.
Le mystère de la, Trinité, qui , dans le principe , avait été exposé d'une manière très-simple , fut d'abord attaqué par un certain Ebion , dont, plusieurs siècles après, les Sociniens n'ont fait que répéter les erreurs, en soutenant qu'il n'y avait qu*ime seule personne en Dieu 1 ; que son fils n'était point tel par nature, mais seulement par adoption. Déjà cette hérésie était remplacée par celle des Sabelliens, qui ne voulaient reconnaître qu'une hypostase ou personne en Dieu , sous trois noms différens, lorsque Arius vint avec sa doctrine apporter de nouveaux troubles par toute la chrétienté. Dénaturant en entier le dogme de la Trinité, qui consacrait mystérieusement l'unité de Dieu , il nia que le fils fût engendré de toute éternité , qu'il eût la même substance que le père ; et il prétendait qu'il ne pouvait être Dieu que par participation a :
1 Sozom. Saint Épiph.
9 Àthanase.
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de sorte que, comme il rejetait aussi lai cons tantialité entre le Saint-Esprit et les deux ai personnes , il établit trois Dieux parfaitement tincts.
C'est alors qu'on fit usage , dans les écoles ces fausses subtilités qui sont d'ordinaire la source des imaginations corrompues : on eu que l'esprit humain , faisant continuellement s des nouveautés de ia nouveauté même, vo donner un grand exemple de l'immense lij d'erreurs qu'une seule peut produire en un ins Il s'éleva d'autres hérétiques qui , n'ayant pas cisément envie de détruire la consubstantia dirent que le fils était semblable au père en si tance , mais sans convenir que ce fut la même pour cette raison , on les appela les Semi-Ari Au reste, l'hérésie d'Anus fut expliquée de tai façons différentes , que l'empereur Constance, en était fauteur , passa une partie de son règ rédiger de nouvelles professions.de foi.