CHAPITRE XL
De la nature des Apparitions.
Ce n'est point une chose extraordinaire que Dieu lit apparu aux prophètes sous diverses formes ; ju'Ezéchiel Tait vu comme un feu , Daniel comme un vieillard vêtu de blanc , Isaïe dans toute la najesté royale; que ses traits annonçassent la cléxience , que sa figure fut terrible et menaçante : 3e sont des signes que la Divinité emploie dans ses communications avec l'espèce humaine. Dieu a >arlé à Moïse , et Dieu ne parlé point ; Péclat de ;a majesté Fa rempli d'épouvante , et Dieu cepenlant ne peut être aperçu des yeux du corps. Quand lonc il est dit, dabs les livres sacrés, que Dieu s'est nanifesté, on ne doit point croire que ce soit lui pi'on ait vu , ni entendu , mais bien des appariions , qui ne subsistent qu'autant de temps que la Divinité le juge nécessaire.
Il ne faut pas non plus s'imaginer que ce soient les incarnations ; le Verbe s'est fait chair une fois feulement : que Dieu apparaisse comme un vieil-
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lard , que son esprit se manifeste par une colombe * ou par des langues de feu, il n'est uni à aucune de ces formes de la même manière qu'il Ta été à l'homme par son Verbe. Ceci doit être mis dans la classe des signes et des visions , comme l'expression matérielle des volontés divines, et le point de contact entre Dieu et la créature.