‹ De l'esprit des religionsChapitre 151 sur 222 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Comment on doit considérer l'Adultère en lui-même.

L'acte par lequel un homme procrée un autre homme , ne saurait être indiflérenl à des lois qui ont surtout les mœurs pour objet. La religion attache au commerce des deux sexes des idées de pureté ou d'impureté , selon qu'on se renferme dans les bornes qu'elle prescrit, ou qu'on les outrepasse. Mais toutes les religions ne sont pas d'accord sur le terme que l'homme doit mettre à ses plaisirs : les unes s'arrêtent au simple besoin , d'autres vont jusqu'à la satiété. Partout néanmoins on a regardé comme illicite l'union qui n'était point précédée d'un pacte authentique entre l'homme cl la femme.

Or, c'est celte convention qui met la femme dans

-la dépendance de l'homme, et assure la condition

desenfans, qui, chez tous les peuples, a constitué

le mariage. Quand donc la femme se donne ensuito

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à un autre qu'à son mari , sans qu'auparavant I es liens qu'elle avait formés avec lui soient rompus, elle se rend coupable d'un crime abominable ; c'est un larcin qu'elle commet, aussi bien que celui qui reçoit ses faveurs , par la raison qu'elle n'a plus le droit de disposer d'elle.

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