CHAPITRE XL
Des guerres de Religion.
Lorsqu'un peuple , zélé pour sa doctrine, entreprend par les armes la conversion d'un autrç peuple , il doit s'attendre, s'il ne le rend point enclave, 3 l'avoir pour ennemi. Les Perses * pour échapper ^l fanatisme des Arabes, furent obligés d'embraser la loi de Mahomet; mais ils ont toujours fait secte et sont encore les plus cruels ennemis des autres Musulmans.
Les Chrétiens, animés d'un zèle aussi extravagant , résolurent , ou de soumettre les Turcs à la f<jy x pu de les exterminer. Ils envoyèrent en Palestine 4# çombreqses armées m r ils répandirent be^u-t
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coup de sang , et n'en ont retiré d'autre avantagé que de se faire haïr. C'est peut-être ce qui a le jjloa contribué à arrêter les progrès du christianisme dans l'Orient, et à le ruiner dans les contrées où, comme en Egypte et en Grèce , il était déjà florissant. Il fallait prêcher les infidèles et non les combattre.