CHAPITRE PREMIER
Idée générale.
On peut juger de Fétat où se trouve la religion d'uû peuple , par ses mœurs : la civilisation est toujours en rapport avec les traces du dogme primitif. Ce serait un prodige de trouver des lois où il n'y a plus de religion ; les nations sauvages ne sont telles, que parce qu'elles n'en ont aucune. Loin de pouvoir être considérées comme des sùciétés nouvelles , on découvre toujours en elles quelques vestiges d'anciens rites , qui décèlent leur caducité. Si le christianisme n'eût point rappelé les hommes à la vraie religion, et changé,
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tout-à-coup , les mœurs de ces barbares qui envahissaient l'empire romain , peut-être aujourd'hui l'Europe ne serait-elle peuplée que de hordes sauvages.