‹ De l'esprit des religionsChapitre 45 sur 222 · VI · texte numérisé non relu

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'O DE l'eSPRIT

flcïs de sang : les Parses et les Indiens ont eu l'idée certaine d'un déluge qui avait détruit le monde. Mais les Hébreux rapportaient expressément qu'il était tombe une pluie abondante durant quarante jours ; que le sommet des plus hautes montagnes fut couvert par les eaux , et que tous les hommes perdirent la vie , à l'exception de Noë et de sa famille. En Grèce , les marbres de Paros ont consacré les mêmes faits, et, selon eux, Deucalion et Pyrrha furent les auteurs d^une nouvelle postérité. Les Chaldéens confirmaient cette histoire par tout ce qu'ils disaient de leur Xixuthre , qui seul dut survivre à la commune destruction. Et il n'est pas jusqu'aux Chinois , qui ne conservent la mémoire d'un certain Pirëoun , sauvé dans une barque avec les siens. Les Américains avaient, comme les habitans de l'ancien continent . une histoire diluvienne « qui , au reste , est semblable à toutes les autres.

Que pensera-t-on d^un témoignage aussi unanime, rendu à un événement essentiellement unique ? Des rapports aussi frappans en attestent la vérité; et, soit le Pirëoun des Chinois, le Bergelmer des Scandinaves , le Deucalion des Grecs, ou leNoë des Hébreux , il est clair que Fun de ces personnages est le héros que tous ont chanté.

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