‹ De l'esprit des religionsChapitre 96 sur 222 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Continuation du même sujet.

Si le climat exerçait sur les sens de l'homme un pouvoir si tyrannique , d'où vient donc que les peuples de l'Orient , toujours séduits par leur imagination , se créeraient à eux-mêmes une force et les besoins hors de la nature ? N'est-ce pas le thé }ue prennent les Chinois , qui les rend à la fois imides et voluptueux ? n'est-ce pas le béthel et nille autres compositions de la sorte , qui entreiennent dans les sens de l'Indien ce feu d'intem- >érance qu'on suppose à tort allumé par la nature ? Ct ces danses si célèbres par toute l'Asie , qui ne ont qu'un tableau dégoûtant des scènes les plus

1 Indépendamment de ceux qui portaient un anneau à la erge , il y en avait qui s'infibulaient en passant un clou à ravers.

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lascives , ne prouvent-elles pas qu'on ne néglige aucune des ressources de Fart pour étendre II dissolution ? Ccst ainsi que l'homme se pervertit lui-même ; et Terreur des philosophes vient évidemment d'avoir cherché les effets d'une cause naturelle , dans ce qui n'est que le résultat «Tune abominable industrie.

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