VIII
Votre pauvre mère désespérait que vous ne , PUSsrEz rétablir vos affaires, et surtout que vous ne devinssiez riche ) personne au monde ne vous porte plus d’intérêt que votre mère.
Votre père n’a jamais désespéré que vous pussiez rétablir vos affaires ^ et meme que vous devinssiez riche un jour ; personne au monde ne connaît mieux votre mérite que lui.
II nie que votre ami A l’intention de faire oublier son inconduite.
Nierez-vous que les avis que je vous ai donnés, puissent être favorables à l’exécution de votre projet ?
Si vous continuez à travailler avec zèle ? je ne désespère pas que vous soyez en état de terminer vos études avant la fin de l’année.
Vous avez tort de désespérer que votre oncle NE parvienne , par son courage et sa persévérance , à rétablir sa fortune.
( f ix. ) .
Donnez-vous de garde que les jeunes étourdis que vous fréquentez, vous fassent faire quelque démarche qui compromette votre nom ou votre fortune.
Lorsque le prince passa l’armée en revue , il prit garde que les troupes à cheval Étaient mieux tenues que les auties.
Comme l’Empereur doit passer la revue des troupes , le général prendra garde , sans doute , que ses soldats SOIENT mal tenus.
Votre beau-frère, qui prenait tant garde qu’on le vola , a été dévalisé la nuit dernière ; onattribue ce vol aux domestiques de la maison.
Votre sœur doit prendre garde que ses propos et sa conduite inconsidérée vous nuisent dans la société des gens de bien.
Ma cousine a enfin /iris garde que votre père se plaignait sans avoir raison de se plaindre.
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Le sage doit toujours se défier qu’un faux ami l’induise en erreur , et qu’il lui fasse négliger la recherche de la vérité.
Nous n’aurions jamais pu nous défier qu’on ferait à votre frère un affront de cette nature; qui aurait pu le penser ?
Vous deviez vous défier qu’un tel homme vous MANQUA de parole ; aujourd’hui vous ne seriez pas dans un si grand embarras.
La personne dont vous m’avez parlé, ne se défiait pas que son avocat fut dans 1 intention de le tromper aussi indignement.
Un bon general doit toujours se défier que l’ennemi surprenne le camp, et s’empare de ses positions.
Moi , qui suis votre ami , je ne me serais jamais défié que vous deviez me manquer au besoin. Pouvais-je me défier que vous en étiez capable?
( $• xi. )
Si vous saviez combien il tarde à votre frère que votre procès ne soit jugé ; il lui tarde que vous arrivez dans le pays ; car il voudrait en causer avec vous.
11 y a bientôt six mois, dites-vous, que vous n’avez reçu des nouvelles de Paris j il doit vous tarder en recevoir.
Il tardait a ce peuple turbulent que la guerre COMMENÇA.