‹ De l'esprit du subjonctif dans la langue française, ou Analyse logique, grammaticale et philosophique de ce mode, comparé à l'indicatif, etc. Ouvrege indispensable ... Par Charles Appert, professeur de BellesLettres ... Dédiée à l'Académie françaiseChapitre 40 sur 44 · XXI · texte numérisé non relu

XXI

Je ne sais pas que le Roi a encore nommé 6es ministres.

Je ne sais rien qui est plus favorable à la santé des enfahs et des vieillards que l’air de la campagne.

Je ne sais rien de mieux écrit qüe le discours du célèbre Bossuet sur l’histoire universelle.

Je ne sais rien qui soit plus recommandable que les belles actions , et la manière de les raconter.

( ii4 )

DEUXIÈME CACOLOGIE.

Sur les conjonctions qui régissent le verbe de la proposition subordonnée au Su BJONCT I F.

' ( Voyez chap. 2. )

— mmmmmmmm

( Voy. l’ introduction, )

Bien que vous le Souhaitez , et que je le souhaite avec autant d’impatience que vous , l’affaire ne peut avoir lieu comme nous le désirons.

Encore que vous etes fort aimable et bien élevé, vous ne laissez pas d’avoir des ennemis.

Pour -peu que vous en parlez à votre mère, vous êtes sûr qu’elle vous le permettra ; pourvu, cependant , qu’elle ne connaît pas que je vous en ai prié.

Soyesfr-en persuadé; je ne manquerai pas d’aller vous voir , si tant est que je le peux.

Votre sœur ne sortira pas ce matin, non q iC elle est malade ; mais elle a eu la maladresse de marcher plus qu’à son ordinaire, et, si peu qu*e\ le fatigue , elle se sent indisposée.

Pour peu que l’air vous PAIT mal , je ferai fermer la croisée et la porte.

Avant que j’ai pu m’opposer à une mesure aussi arbitraire , on s’était emparé de tous les Liens de ce malheureux prosciit.

Soit que yous restez à Naples , ou que vous allez à la campagne , je yous répond de prendre le même soin de vos affaires.

Si peu que ce jeune homme fait attention aux leçons de son maître ? il donne les plus grandes espérances.

Quoique votre frère n?EST pas riche , il n'en est pas moins pn honnête homme.

Malgré que j’en eus , je ne voulais pas lui en donner • car je savais qu’il en ferait un mauvais usage.

Malgré que vous en aviez plus qu’il ne vou9 en fallait , vous n’en donniez à. personne.

Posé que votre tuteur voudrait vous émanciper , y consentiriez-vous ?

Tout vous sera accordé , pourvu que yous

remplissez vos devoirs avec exactitude.

Je vous jure que pour peu qu’on me fait des, difficultés , j’abandonne l’intreprise et tous les avantages qu’elle semble promettre.

Vous êtes assez de mes amis, pour que je puis compter sur vous dans cette occasion : vous m’avez rendu trop de services , pour que je puis jamais douter de la sincérité de votre amitié.

Ce jeune étourdi s’est exposé au danger d’être

tué , nonobstant qu’on lui A fait faire toutes

les observations convenables.

Je me garderai bien de faire ce que vous désirez , non que je PRÉTENDS vous contrarier ; mais , parce que je crois que vous êtes dans

l’erreur la plus grande.

Loin que je suis disposé à écouter vos propos

ridicules , je vous prie de vous taire.

• Cette malheureuse se plaindra jusqu’ a ce qu’on I’a secourue; car elle est plongée dans la plus affreuse misère.

Avant que nous rnENoNS un semblable parti, il se passera bien des choses.

Quelque perfides et puissans que sont mes rivaux, je ne les crains pas. Quelque adroitement qu’ih s’y PRENDRONT, ils ne réussiront pas à détruire la vérité et la justice qui les combattent.

T)p auelaue danger que nous sommes menacés, ne nous laissons pas intimider : la fortune favorise l’audacieux et repousse l’homme timide.

Dues-moi, mon ami, savez-vous quelque chose qii on me puis reprocher ? Ainsi donc , quelle que SONT vos raisons, je vous prie de me les

faire connaître. ' , . >

. Vous avez tort de faire attention -à la mauvaise humeur de cet enfant; pour mécontent ÿw’il PARAIT , il ne faut pas s’effrayer.

Pour bon qu' est ce remède, iî ne faut pre en abuser , car alors il devient un poison violent.

‘Quel que soit le bonheur des grands sur la terre, il a toujours à craindre l’envie qui cherche à l’obscurcir.

Quelques raisons que vous AVEZ^ à donner, on ne vous croira jamais. Quelques erreurs que su tt le monde, il ne veut pas toujours être désabusé.

Quelque pouvoir que votre ami A à la Cour, il ne réussira jamais dans son entreprise. .

Qui que tu es, je ne te crains pas ; tes pareiFs ne peuvent intimider que des âmes viles, et pusillanimes.

Dans quelque haut rang que la fortune nous A placés , nous devons toujours craindre de tomber dans l’adversité.

Quelques grandes vertus qiC on a , ou cesse de des posséder alors qu’on en tire vanité. »

Notre imagination aime tant à s’abuser, qu’elle croit tout ce qui peut lui faire plaisir, quelque vaines que sont ses espérances, u

Quelles que soient vos intentions, j’exécute vos ordres , et je vous seconderai quelque dangereux que seront vos desseins. . -

Quelques soins que ce maître prendra de ses élèves, il ne parviendra jamais à les instruire*,

à moins qu’il a Part de transmettre ee qu’il ignore.

Quelque sincères que nous paraissons avec

nos amis , ils ne doivent pas s’attendre ^ n 'être jamais trompés par nous.

Quoique vous pourrez dire et faire , vous n’altérerez pas la vérité de ce que je viens d’avancer.

Quelques efforts que nous FAISONS pour nous corriger de pos défauts , nous réussissons difficilement. ,

De crainte que le Roi ne VIENDRA à découvrir l’abus que vous avez fait de sa confiance , vous avez jugé à propos de quitter votre pays.

Je n’irai probablement pas à Naples cette semaine , à moins que votre ami me prendra en passant.

Si nous pouvons aller vous voir dimancbe prochain nous irons sans en parler au maître , de peur qu' il voudra nous y accompagner.

Remettez-nous au plutôt la somme que nous vous avons pretee ? de crainte que le caissier viendra à découvrir que nous avons disposé de cet argent sans son autorisation.

Messieurs , faîtes silence , de peur que le bruit dérangera votre maître qui travaille.

On dit que votre intention est de poursuivre ce mauvais débiteur; à moins que vous prendrez bien vos précautions, vous n’en viendrez

pas à bout.

( J. in. )

Je n’ai rien d’inte'ressant à vous dire, si ce nest que votre bon ami M.r B.*** soit beaucoup mieux. » . . r

Que votre frère ne vienne pas me voir, si ce n’est que votre tuteur voudra, l’accompagner.

J’ai terminé cette affaire à l’avantage des deux partis, et de manière que tout le monde soit content.

Terminez cette affaire de gré -à -gré, et de façon que les deux partis seront contens.

Cet homme est processif, il a commencé son procès , sans avoir consulté son avocat, en sorte qu’ù P ait perdu et qu’ il se repente r aujourd’hui , d’avoir agit très-imprudemment.

( f iv. )

Dites-moi , votre ami n’est pas si entêté qu’on ne puis lui faire entendre raison?

Si je trouve que votre maison est plus com-c mode que la mienne , je vous Tachetterai.

Si je croyais que votre parent n’ÀRaiVA pas demain matin y je partirais dès ce soir pour la campagne. '

Si petit qu’est un ennemi, il fait toujours du mal : si mince qu’ES T un cheveu , il fait de l’ombre.

( îî0 )

Si éclairé que parait ce général, il ne l’est pas autant que celui de l’armée ennemie.

Si bien que vous jugerez un fat , vous ne conviendrez jamais qu’il a l’usage de la bonne compagnie.

Ce jeune homme n’est pas si ignorant qu'un jour il ne puis occuper une place honorable dans la magistrature.

Je ne suis pas si prévenu en faveur de moiméme que je ne vois bien tout mes défauts , et, de tous mes censeurs, je suis, peut-être, le plus sévère.

iS’il est possible que vous touvez me prêter cent écus , vous me rendrez le plus grand service.

J’irais , sans tarder , chez votre oncle , si je pensais qi£ il fut plus malade; car je lui porte le plus grand intérêt.

Si vous apercevez que le mal fait des progrès, envoyez-moi chercher au plus vite.

Si je suis informé que votre belle-sœur PART demain, je vous en donnerai avis aussitôt.

Si vous ne pensez pas qu'il est trop-tôt, noirs irons rendre visite à votre sœur, et ensuite nous reviendrons déjeuner. ;

S>il est vrai que les petits ont été créés pour durer (1) et endurer , les glands pour

(x) Durer est 11x1 verbe actif intransitif; il ne peut avoir, par conséquent, de régime direct , et se dit de l’existence des choses^ il est pris ici figurément pour déterminer plus préeisémeut ce qu’on entend par petits pris substantivement.

user et abuser , le monde va bien comme il va , comme il a été, et, sans doute, comme il ira toujours.

est certain que vous êtes convaincu de cette vérité, vous éviterez, sans doute, l’extrême opulence comme l’extrême pauvreté: c’est entre ces deux pôles du monde social, et sur un point, considéré comme centre, presqu’imperceplible et inconnu, que. réside le bonheur.*

Qu’on ne vient pas vanter au sage le prétendu courage des hommes qui se battent en duel;, il ne voit en eut que des êtres faibles, qui cèdent a un faux point d’honneur.

Que Dieu fait la grâce h. ce pauvre homme de pouvoir élever ses enfans, et leur donner une éducation salutaire.

Qu on hend à ce marchand sa marchandise, et qu’ il rend l’argent qu’il a reçu ; c’est un homme de mauvaise foi.

Que je deviens le plus malheureux des hommes , si un jour je dois être ingrat ou parjure.

Q&’il part tout à l’heure ; c’est moi qui l’ordonne. Au reste , qit il fait tout ce qui lui plaira.

Venez , mon petit ami , afin que (i) je vous Dis un mot à l’oreille.

(1) Dans ces phrases y les locutions prépositives, indiquées p^r

C iaa )

Soit qu} il pleuvra , ou soit quW FERA beat*,, nous irons vous voir à la campagne.

Madame la comtesse n’a pas voulu aller chez le Roi avant qu’e lie eut reçu de sa Majesté , une invitation particulière.

Je ne suis pas allé une fois chez votre cousine,. sans que j’y ai vu votre oncle et votre tante.

Venez me voir, afin que je vous fasse faire connaissance avec mes enfans.

De ce que je vous fais des reproches , et de ce que je vous dis ma façon de penser , il ne faut pas me croire votre ennemi. '

Je ne recevrai pas ce commis , à moins g?i’il me produit de bons certificats.

Je n’irai pas à la maison de campagne de votre père , avant que le temps sera changé ; car je crains beaucoup la pluie.

Cet homme ne saurait ouvrir la bouche, sans qit il DIT quelques impertinences ; il est généralement détesté de tout le monde.

Quoique vous êtes mécontent de ce jeune étourdi , et quoiqu3 il est paresseux , je veux bien encore lui permettre d’aller se promener.

Si votre sœur vient ce soir y et si elle est disposée à jouer , vous ferez sa partie.

Je ne partirai point pour la campagne, à moins

le § 5 , chap. 2 , doivent être remplacées par la conjonction que suivie du Subjonctif \ Quelquefois on doit se servir de l’explétif ne.

que tout est prêt ; car , en voyage , j’aitne à avoir tout ce qu’il me faut.

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