‹ De l'esprit et de la vie de sacrifice dans l'etat religieuxChapitre 100 sur 115 · Gardez-y le plus grand silence de parole et d'action · texte numérisé non relu

Gardez-y le plus grand silence de parole et d'action

53. Quelle que soit la ferveur intérieure de votre âme, n'en faites rien paraître extérieurement par une manière extraordinaire de chanter, par des soupirs, etc.

54. En dehors des offices, gardez-vous également de toute parole et de tout regard iimliles, et que vos démarches et vos manières soient toujours dignes du saint lieu

Telles sont les principales règles de la modestie religieuse. îl n'est pas nécessaire, on le voit, de faire, pour les observer, des efforts héroïques ; mais il faut une grande et coustanlf vigilance sur soi-même. Cette vigilance ne sufTirnit peutêtre pas. Aussi voyons-nous combien est rare la modestia parfaite parmi les personnes même les plus ferventes, vi* vant dans le siècle ; mais, au sein des maisons religieuses, cette attention assidue sur soi-même est singlièrement aidée par une multitude de secours qui la rendent invariablement efficace. Un des moyens puissants pour acquérir la m(3destie, dit le plus consulté des interprètes de l'Ecriture, consiste h avoir des moniteurs dévoués qui observent notre cpnduite, et qui nous avertissent dès que nous tombons dans quelque faute contre cette vertu \ Or, les moniteurs ne manquent pas, dans une communauté religieuse. Nos Supérieurs ont toujours l'œil sur nous, pour nous avertir et nous reprendre, et nos frères sont aussi là pour nous rendre cet important service.

Ce que nous allons dire de la charité mutuelle va nous prouver que nous pouvons, en toute assurance, compter pour cet effet, sur leur bienveillance et leur dévouement.

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