L., prêtre
Aix, 3 juin 1873.
Lettre de Mgr Salzano, Évêqne de Tanês , depuis Archevêque d'Édesse {in part, infid.)^ de l'Ordre de Saint-Dominique.
Mon TKÈa cher Père SupéRiEUR,
Je suis bien touché de l'envoi du livre que vous avez en la singulière bonté de m'adresser; je l'ai parcouru, ou plutôt je l'ai dévoré tout de suite, et j'ai admiré une pleine connaissance des Saints Pères et des bons écrivains de la Sainte Église. Kecerez mes remerciements et l'hommage de mon admiration. Ce sont là des parcelles de lumière qui serviront pour la réformatior. des maisons religieuses, dont on parlera dans la continuation du Concile, quand il plaira à notre bon Maître de reprendre cette
Xn LETTRES ET APPROBATIONS.
grande œuvre, dans la pleine tranquillité et dans le triomphe définitif de son Eglise.
Recevez, mon très Révérend Père, mes bénédictions sincères
et cordiales.
f Thomas-Michel SALZ.VNO;,
Eoêque de Tanès, Naples, le 28 juillet 1873.
Lettre de Mgr Petagna, Evêque de Castellamaredi Stabia (Italie).
Mon révérend Père ,
La lecture de votre ouvrage ; De VEsprit et de la Vie de Saerifice dans l'Etat religieux m'a laissé la conviction qu'il est destiné à produire dans l'Eglise un bien immense non-seulement parmi les personnes religieuses auxquelles il est destiné, mais encore parmi les simples fidèles. Car, il faulri'avouer, c'est l'oubli de cette idée essentielle au christianisme qui a produit à cette époque la tiédeur et les égarements que nous déplorons tous les jours. En lisant votre ouvrage, cette idée sublime du sacrifice s'impose à l'esprit et emporte la volonté, le dirai-je, comme malgré elle; et l'âme tout entière demeure embaumée du parfum qui s'exhale abondamment à chaque page de votre livre.
Je vous en félicite, mon révérend Père, et je prie le divin Sauveur d'accompagner de sa grâce toute-puissante la lecture de ces pages précieuses.
Je vous prie en même temps de vouloir bien me permettre de les traduire et imprimer en italien, pour ne pas priver mes diocésains et mes conationaux des avantages qu'ils pourront retirer de l'usage de votre livre.
Veuillez agréer, mon révérend Père, le témoignage de mon
estime et de ma haute considération.
Votre très dévoué ,
t FRANÇOIS-XAVIER,
Evêque de Caslellamare.
Casiellamarc, 5 mal 1875.
LETTRES ET APPROBATIONS. XHl
Lettre de Mgr Turinaz, Évêque de Tarantaise.
Mon RÉVÉREND PÈRE,
Je suis bien en retard de répondre à votre désir et de vous dire ma pensée sur votre ouvrage : De l'Esprit et de la Vie de Sacrifice dans l'Etat religieux dont vous préparez une troisième édition.
L'esprit et la vis de samfice, l'imoioliti'^n généreuse, complète persévérante de soi-même au sacré Cœur de Jésus : c'est bien là le résumé admirable de l'Etat religieux. Les âmes qui réalisent en elles-mêmes et dans toutes leurs actions cette pensée fondamentale que vous avez mise dans une si vive lumière s'avancent d'ascensions en ascensions, de vertus en vertus , jusqu'à la connaissance et l'imitation parfaite du divin Maître, le modèle de toutes les immolations surnaturelles. Ascensiones in corde suo disposuit in valle lacrymarum, in loco quem posuit... Ibnnt devirtute in virtiitem, videbilur Deus deorumin Sion (i).
Vous avez puisé votre doctrine aux sources les plus hautes et les plus pures. Après l'autorité des Saintes Ecritures, vous invoquez cellesdes Pères, des Docteurs, des Maîtres de la vie spirituelle, et je retrouve presque à chaque page leur enseignement, et surtout les fortes et pures paroles de saint François de Sales. A l'étude approfondie de votre sujet, vous avez ajouté (on le reconnaît bien vite), les ressources précieuses que donne l'expérience de la vie religieuse, et la connaissance des âmes que DlEO appelle à cette sublime vocation.
Je crois que votre ouvrage, lu avec le plus grand intérêt dans bien des communautés, a produit des fruits de sanctification. J'ai la ferme confiance que ces fruits célestes se multiplieront pour la gloire de Dieu, pour le service de la sainte Eglise, et aussi pour la consolation de votre piété.
Je vous envoie, mon révérend Père, pour vous et pour votre œuvre, avec mes bénédictions, mes vœux les plus sincères.
Recevez l'assurance de mes sentiments bien dévoués en N.-S»
Moulicrs , 7 novembre 1876.
(11 Ps. LXXXIII.
t CHARLES-l-RANr.OIS,
Evéque de Tarantaise