IX. V obéissance religieuse est patiente
Il le faut bien puisque notre nature orgueilleuse et indisciplinée ne se plie que tard au joug de cette grande vertu On voit quelquefois des Religieux qui ont vingt ou trente ao de religion et à qui l'obéissance coûte encore. Il n'y a aucuL mal h sentir cette résistance de notre fonds mauvais, il n'y a de mal qu'à se laisser vaincre. Mais dans cette lutte, il faut une grande patience.
Il la faut surtout, s'il plaît à Dieu de nous éprouver par un défaut de conformité naturelle à l'esprit et à l'humeur (Je notre père spirituel.
Il la faut plus encore, si le commandement est rigoureux, si i ordre à exécuter est difficile.
Aussi, saint Bernard dit « que l'obéissance bien remplie suppose un grand courage, et qu'elle ne peut s'établir qu? dans une âme qui a pu se soustraire résolument aux influences du siècle*. »
Nous avons vu dans le livre I" de cet ouvrage que le pieux Thomas à Kempis, instruisant ses novices des devoirs de la vie religieuse, compare le courage du parfait obéissant au courage et à la constance même des martyrs^