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DISCOURS III

ST I.* ESPRIT DOIT ^TRE COJTSIDé&i GOBIIIS UN DON DE LA. NATURE , OU COMME UN EFFET

DE l'Éducation.

Chap. VII. De la supériorité d'esprit des gens passionnés sur les gens sensés . . . Page 5

Cbaf yill. On délient stupide dès qu*on cesse d'être passionné 19

Après ayoir*prouyë que ce sont les passions qui nous arrachent à la paresse ou à Fi* nertie , et qui nous douent de cette continuité d'attention nécessaire pour s'élever aux plus hautes idées , il faut ensuite examiner si tous les hommes sont susceptibles dé passions et du degré de passion propre à nous douer de cette espèce d'attention. Pour le découvrir , il faut remonter jusqu'à leur origine.

5l8 VABLB SOMMAIAB.

Chap. IX. De l'origine des passions 3o

L'objet de ce Chapitre est de faire Toîr que toutes nos passions prennent leur source dans Famonr du plaisir on dans la crainte t de la douleur , et par conséquent dans la sensibilité {^ysique. On choisit pour exemple en ce genre les passions qui pa* missent les plus indépendantes de cette sensibilité 9 c'est-à-dire, l'aTaricCy Fambition , l'orgueil et l'amitié.

Chap. X. De TaTarice. 36

On prouve que cette passion est fondée sur - l'amour du plaisir et 1a crainte de la douleur ; et l'on fait Toir comment, en allamant en nous la soif des plaisirs, l'ayarice peut toujours nous en -priver.

Chap. XI. De l'ambition 4^

Application des mêmes principes , qui proovent que les mêmes motifs qui nous foot • désirer des richesses, nous font rechercher les grandeurs,

Chap. XII. Si dans la poursuite des grandeurs on ne cherche qu'un moyen de se soustraire à la douleur , ou de jouir du plaisir physique , pourquoi le plaisir £chappe-t-il si souvent à l'ambitienx. . 53

T4BLE SOMMAIRS. Sli)

On répond à cette objection , et l'on prouve qu'à cet égard il en est de l'ambition comme de rayarice.

Chap. XIII. De l'orgueil. 64

L'objet de ce Chapitre est de montrer qu'on ne désire d'être estimable que pour être estimé ; et qu'on ne désire d'être estimé, que pour jouir désavantages que l'estime procure ; avantages qui se réduisent toujours à des plaisirs physiques.

Chap. XIV. De l'amitié\ 78

Autre application des mêmes principes.

Chap. XV. Que la crainte des peines on le désir des plaisirs physiques peuvent allumer en nous toutes sortes de passions. 9 a

Après avoir prouvé, dans les Chapitres précédens, que toutes nos passions tirent leur origine dans la sensibilité physique ; pour confirmer cette yérité , on prouve, dans ce Chapitre, que, par le secours des plaisirs physiques , les législateurs peuvent allumer dans les cœurs toutes sortes de passions. Mais, en convenant que tous les hommes sont, susceptibles de passions, comme on pourrait supposer qu'ils ne sont pas du moins susceptibles' du degré de passion nécessaire pour les éle- ' ver aux plus hantes idées , et qu'on pour" n. 3o

TABL« S051MAIBB.

rait apporter en exemple de cette opinion ^insensibilité de eertaiîies nations aux passions de la gloire et de la vertu , on pronye que TindifTérence de certaines nations , à ciét égard , ne tient qa*à des eausef accidentelles^ telles que la forme dif- . ' ferente des gouTerne'mens.

Cha.p. XVI. a quelle cause on doit attri- ' buer Tindifférençe de certains peuples

pour la Tertn ici

Pour résoudre cette question , on examine dans chaque homme le mélange de ses vices et de ses vertus, le jeu de ses passions, ridée qu'on doit dttacfaef au xaoXvertueus; ' • «t Ton découvre que ce n'est point à la nature , mais à la législation particulière de quelques empires, qu'on doit attribuer l'indifjference de certains peuples pour la vertu. Cest pour jeter plus de jour sur cette matière , que l'on considère en particulier , et les gouvernemens despotiques, et les états libres, et enfin les'differens effets que doit produire la forme difléreote de ces gouvernemens. On commence par le despotisme ; et pour en nûenx connaître la nature , on examine quel motif allume dans l'homme le désir effréné dn pouvoir arbitraire.

OiAp. XVII. Du désir ^« toiia los kommes

rABts SOMBTAIRE. 33f

ôftt d'être despotes , des moyens qu'ils ' emploient pour y parvenir , et du danger auquel le despotisme expose les roi%. 1 20

CiiAP* XVm* Principaux effets du despotisme * . lai

On prouve, dans ce Chapitre , que les visits n'ont aucun intérêt de s'instruire , nî de supporter la censure ; que c^ visirs f tirés du corps des citoyens , n'ont, en entrant en place , aucuns principes de justice et d'administration , et qu'ils ne peuyent se. former des idées nettes de la v«tu.

Chap. XIX. Le mépris et l'avilissement où sont les peuples, entretiennent l'ignorance des visirs ; second effet du despotisme i4<

C».vp. XX. Du mépris de la vertu , et de la

fausse esthnç qu'on afïecte pour elle';

troisième effet du despotisme 147

On prouve que , dans les empires despotiques, on n'a réellement que du méplris pour la vertu , et qu'on n*en honore que lé nom.

Cb^p.:,|!PUL Du renversement des empires 'Soumis au pouvoir arbitraire ; quatrième c!Yet du despotisme .... ^ ..... i5G

^33 . TABLE 80MMAIRIU

Après avoir montré , dans l'abrutissement et la bassesse de ki plupart des peuples soumis au pouvoir arbitraire, la cause du renversement des empires despotiques, on conclut, de ce qu'on a dit sur cette matière , que c'eit uniquement de la forme particulière des gouvememenB que dépend TindifTérence de certains peuples pour la vertu ; et, pour ne laisser rien â désirer sur ce «ujet, l'on ejKamine, dans les Chapitres suivans , la cause des effets contraires,

Chap. XXn. De l'amour de certains peuples pour la gloire et la vertu i63

Ov^ fait voir, dans ce Chapitre, que cet amour pour la gloire et pour la vertu dépend, dans chaque empire, de l'adresse stvec laquelle le législateur y.unit l'intérêt particulier à l'intérêt général ; union phn facile à faire dans certains pays que dans d'autres.

Chaf. XXin. Que les nations pauvres ont

toujours été et plus avides de gloire et

plus fécondes en grands bommei que

les nations opulentes 171

On prouve, dans ce Chapitre, que la production des grands hommes, est, àun tout pays, l'effet nécessaire des récom-

TXBLS fOMMAlRB. 533

penses' qa^&a y assigne àxix grands' tàlens et aux grandes Tertus ; et que lès tàlens et les vertus ne sont nulle part, aussi.-ré^ compensés que dans les républiques pauvres et guerrières. /

Chip. XXIV. Preuve de cetta vérité, j . 178

Ce Chapitre ne confiant que la preuve de la proposition énoncée dans le Chapitre précédent. On en tire ce^te coticlusiôil : c'est qu'cm peut appliquer à toute espèce de passions ce qu*on dit , dans ce même Chapitre , de l'amour ou de Vindifférence de certains peuples pour la gloire et pour la vertu : .d'où l'on conclut que ce n'est point à la nature qu'on doit attribuer ce degré inégal de passions dont certains peuples paraissent susceptibles. On confirme cette vérité, en prouvant, daïis les Chapitres suivans*, que la force des pas- .sions des hommes est toujours fô^portionnée à la force des moyens ^eioployés < pour les exciter.

Chap. XXV. Du rapport exact entre la force des passions et la grandeur des ré-« compense» qu'on leur propose pour' objet i85

Après avoir fait voir Vexactitude de ce rapport, on examine k quel degré de vivacité

^4^ tABLS $Oa|]fAl&^«

on. peut porter TenthonilMmc des pas^ sions.

Cbé». XXVL De quel àtgré de passions les bommes sont susceptibles. ...... 198

On prouTe, daps ce Chapitre, que les pas* sîoBs- peuvent s'exalter en nous jusqu'à , rSnerp^fable , et ^e tous les hommes , pa;r coxfséqnent, sont susceptibles d*UD àegté de passiop pins ^e suffisant pour les lairo triotmpber de leiur paresle , et les douer de la eontinoité d^attention à

. laq^idle est atucbée la supériorité d'esprit: qu'ainsi, la grande inégalité d'e^it qu'on apwooit entre les hommes , dépend et di la 4i£Eéreiite éducation qu'ils reçoivent, * et de Tencbainiement inconnu des diverses oîrçonatances dans lesquelles ils se trouvent placés. Dans les Chapitres snivanf, on .ejouoiiie si les ,faits se rapportent aux

. principes.

CvÉT^XXVTl, i)u rapport â£s faits avec

les principes ci-dessus établis ao8

Le premier obfet de ce Chapitre 'est de montrer ' que les nombi^oses citcônstances dont. le concours est absolmnent nécessaire pour former des hommes illustres.

*e^ trouvent- si rarement, réunies, q«'e» Supposant , dans tous les hontes, d'égale dispositions à l'esprit ^ les grnteS dtf-

ptendtr' ordre seraient encore aussi raines qu'ils le sant On ptr0UTe de pins , dans : ce. même Chapitre , que c'est uniquement . dans le moral qu'on doit chercher la vé- ' ràtable cause de l'inégalité des esprits ; .qu'en vain on voudrait ^attribuer à la dlf^ fécêute température' des climats ; et qu'en vain l'on essaierait d'expliquer, par le physique^ une infuiité de phénomènes politiques qui s'expliquent très-naturelle" ment par les causes morales. Telles sont les conquêtes des peuples du nord , l'es* clavage des Orientaux, le génie aHégo*^ rique de cçs mêmes peuples ; et enfin , la supériorité de certaines nations dans cer»* tains genres de sciences bu d'arts.

Cu.4P. XXyiII. Des conquêtes des peuples •

du nord. ....."......«««- 216

U s'agit, da!Q9 ce Chapitre , de faire voir que c'est uniquement aux causes morales qu'on . 40% attdhuer. Ies> conquêtes des Septen tr ionaUK .

Cha,p. XXIX. De l'esclavage et du génie al'

légorique des Orientaux a 3 1

Application des mêmes principes.

Ch>p. XXX. De la supériorité que. certains peuples ont eue tlans divers genrw de sciences. , . . . »'47

536 TABI.E SOMUAI&E.

Les peuples qui se sont le plus illustrés par les arts et les sciences , sont les peuples chez lesquels ces mêmes arts et ces mêmes sciences ont été plus honorés : œ n'est 4onc point dans la différente température des climats y mais dans les causes morales, qa*on doit chercher la cause de Fînégalité des esprits

La conclusion générale de ce discours , c*est que tous les hommes communément bien organisés ont en eux la pmss<mce physique de s*éleyer aux plus hautes idées ; et que la différence ^espiit qu*on remarque entre eux dépend des diverses circonstances dans lesquelles ils se trou- ▼eut placés, et de Y éducation différente qu'ils reçoiyent. Cette conclusion fait sentir touteTin-^ portance de Yéducatioh.

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