‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 96 sur 102 · DU PARTI RÉPUBLICAIN · texte numérisé non relu

DU PARTI RÉPUBLICAIN

en fait la difficulté ; car ceux qui veulent avancer * de plus en plus le ministère vers l'extrême gauche n'ont pas envie de se barrer ainsi un passage qu'il leur semble si commode de garder ouvert.

Les dispositions soiït favorables, et le ministère est en mesure de s*en prévaloir. Les groupes se tiennent sur la réserve, et ne veulent pas encore se dessaisir d'un nombre de leurs membres assez considérable pour constituerune majorité ministérielle. Soit, mais le ministère, s'il est ferme dans la ligne de conduite résultant des mobiles qui Tont produit et de l'héritage qu'il a reçu, obtiendra par une attraction inévitable Tappui qui lui est nécessaire. Il fera graduelment une majorité qui le soutienne. Ce sera son office et sa récompense.

J'ai compté sur rétablissement de la république, et je compte sur sa durée. A cet égard, je Tai dit et je le répète, je suis optimiste. Mais, si j ai la bonne espérance, je n'ai pas la superstition. J'ose envisager les périls et les en-cas qu'ils comportent. Royer- GoUard, qui fut agent secret des Bourbons sous Napoléon 1*% abandonna ce rôle lors du mariage de l'empereur avec une archiduchesse d'Autriche. Il crut l'empire fondé et assuré. C'était une erreur; le terrible en-cas approchait plus que jamais. Grâce, direz-vous, à la folie guerroyante qui perdit le premier empire. Sans doute, mais la folie anarchique ne serait pas moins pernicieuse à la république. M. Comte a dit que, de notre temps, ce qui est le plus menacé et a le plus besion d'être soutenu, c'est l'ordre. D'éclatants symptômes témoignent combien il a raison. Les révolutionnaires et les socialistes qui firent la Commune de 1871, ne s'épargnent pas, en dépit de son titre républicain, contre le régime

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