‹ De l'état actuel de la gastrostomieChapitre 28 sur 33 · L..., 45 ans. Entré le 13 déc. 1912. Néoplasme gastrique · texte numérisé non relu

L..., 45 ans. Entré le 13 déc. 1912. Néoplasme gastrique

Pas d’antécdents héréditaires à signaler.

Antécédents personnels : jamais de maladie.

Douleurs d'estomac depuis trois ans, en avant et plus tard dans le dos. Jamais de vomissements. Douleurs 4 ou5 heures

après les repas.

Er CCE

La dysphagie est plus intense depuis 10 mois. Il a maigri de 30 kilogs en trois ans.

Sténose du cardia, à 41 cm., la sonde ne ramène pas de sang.

Il refuse d’entrer à l’hôpital pour une radioscopie et une æsophagoscopie.

Il rentre chez M. Bérard 15 jours après. Après l’incision de la paroï, on tombe sur un néoplasme diffus du cardia et de l’estomac. La gastrostomie étant impossible, on fait une entéro anostomose (D' Cotte).

Mort en mars 1913.

OBSERVATION n° 30

B.., 46 ans, entré le 17 mars 1913. Néoplasme de l’œsophage.

Vient pour des troubles dûs à un rétrécissement de l’œsophage. |

Les troubles ont débuté au mois de décembre 1912, le malade avait quelques picotements à la déglutition, mais tout passait cependant. Ce n’est qu’à la fin janvier, que les solides ne purent passer (pain et viande) le malade avait en ce moment-là, des régurgitations alimentaires immédiates sans véritable vomissement. Il arrivait même quelquefois qu’un morceau de pain ou de viande arrêté empéchait le malade de manger pendant plusieurs jours consécutifs.

Actuellement il ne passe que les potages, œufs, pain cuit et boissons Pas de véritable douleur à la déglutition, il n’y a jamais eu de sang ni dans les aliments ingurgités, ni dans les selles. Il ne semble pas avoir de troubles de compression

avec syndrôme médiastinal, ni de troubles du côté des récur-

LEON TAUEE

rents. Le malade à maigri de 3 à 4 kilogs et a le teint jaune paille.

Œsophagoscopie, (M. Sargnon) à 22 cm. on voit un rétrécissement néoplasique circulaire à forme squirrheuse, dont la paroi est infiltrée et rouge, surmontée d’un petit bourgeon néoplasique très hémorragique.

Rien aux poumons, ni au cœur. Pas d’albumine et pas de sucre dans les urines.

20 mars 1913. — M. Cotte fait une gastrostomie.

Périgastrite intense très marquée se traduisant à la face convexe du lobe gauche du foie par des exsudats puriformes, Bien que l’estomac soit fixé par le haut, on arrive cependant à amener dans la plaie, un cône gastrique. Gastrostomie par le procédé de Fontan. ; 4 avril 1913. — Sortie du service.

OBSERVATION n° 31

G.., 49 ans, Spasmes de l’œsophage.

La malade est ici depuis août 1915. Elle a maigri de 8 kilos, ressent des douleurs œsophagiennes cervicales basses et thoraciques supérieures, très intenses. La radioscopie faite par le M. le Docteur Barjon est négative; on fait dela dilatation avec la sonde à air, de la bouche de l’œsophage, quatre fois avant l’æœsophagoscopie : les douleurs persistent quoiqu'il y ait une amélioration momentanée pour le passage des aliments.

21 février 1914. — On pratique l’æœsophagoscopie clinique sous cocaïne dans la position assise. Elle est négative jusqu’au tiers inférieur du thorax ; on n’a pas examiné le cardia eton'

a constaté simplement un spasme franchissable de Fa bouche

œsophagienne. À la suite de cette manœuvre on note une amélioration!; l’alimentation est plus aisée.

3 mars 1914. — Depuis 4 jours la gêne pour avaler s’est accrue. On fait de la dilatation avec une grosse sonde et on constate un arrêt cardio-diaphragmatique momentané. On dilate cette région avec la sonde à air.

En somme il s’agit d’un spasme de l’æsophage à siège variable, la malade est très nerveuse.

10 mars 1914. — Apparition ‘d’une sensation de brûlure tout le long de l’œsophage. La cocaïnisation la soulage pour plusieurs jours, puis la douleur réapparait. La malade parle de se tuer tellement elle souffre.

On observe toujours le spasme de la bouche, on dilate avec une grosse bougie Bouchard, elle est arrêtée ; pas d’amélioration, les aliments passent toujours.

14 mars 1914. — La malade entre dans le service de M. Bérard.

16 mars. — On fait une gastrostomie sous novocaïne. L'amélioration est immédiate et les suites parfaites.

1” avril. — Par mégarde on laisse reboucher l’orifice : les douleurs reviennent 8 jours après l’oblitération. La malade remaigrit souffre un peu de partout, perd ses forces. Les aliments sont longs à passer dans l’estomac mais passent mieux qu'auparavant. La douleur siège à la gorge à la langue, mais l'examen de ces organes est négatif.

9 mai. — La malade rentre à nouveau dans le service du professeur Bérard. Elle peut toujours s’alimenter par la bouche pour se faire faire une dilatation.

10 mai. — Elle sort du service, elle avale facilement ; mais

il n’a pas été possible de replacer la sonde dans la bouche stomacale.

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