‹ De l'état actuel de la gastrostomieChapitre 29 sur 33 · FIN EN · texte numérisé non relu

FIN EN

OU

OBSERVATION n° 32

À.., 54 ans, entrée le 5 octobre 1913. Rétrécissement néoplasique de l’æœsophage. :

Vient se faire opérer caril ne peut plus rien avaler depuis neuf semaines. Père mort d’attaque d’apoplexie. Pas d’antécédents néoplasiques.

Il n’a jamais étè malade, nie toute spécificité et ne boit pas. Il ne tousse pas.

Il n’a pas bu de liquides corrosifs ou brûlants.

L’affection actuelle a débuté fin juin 1913 par de la difficulté de la déglutition, des vomissements à caractères œsophagiens, de la dysphagie très marquée. Puis les aliments liquides ne passent plus, il est toujours altéré et affamé: ventre en bateau caractéristique.

Pas ou très peu de douleurs spontanées, elles sont très nettes au contraire quand le malade a dégluti; elle siègent alors au niveau de la face antérieur du thorax à droite, à la hauteur des deuxièmes et troisièmes espaces intercostaux.

De 83 kilogs le malade est tombé à 59 en deux mois et demi. Examen radioscopique le 16 octobre. Au moment de la prise du cachet, spasme et régurgitation immédiate. À Pexamen le médiastin postérieur est obscur dans sa portion supérieure. On ne voit rien de bien net : pas de tumeur, pas de poche œsophagienne perçue.

16 octobre. — Gastrostomie par le procédé habituel sous anesthésie locale.

27 octobre. — M. Sargnon fait le cathétérisme explorateur de l’æsophage. A 27 cm. 1/2 on constate un arrêt de la sonde on voit ensuite à ce niveau un bourgeon néoplasique latéral droit et une petite poche sus-jacente (on a été obligé pour

voir, de pomper le liquide qui se trouvait dans cette poche),

Lee OO

30 Octobre — La fistule gastrostomique fonctionne três bien et est très continente.

3 Novembre. — Introduction d’un tube de radium par M. Sargnon à 28 cm. et laissé en place 8 heures.

8 novembre. — (Esophagoscopie : quelques points de sphacèle. Le bourgeon est visible mais diminué. La lumière de l’æœsophage paraît augmentée. Introduction à 30 cm., le tube est laissé pendant 4 h. 1/2.

17 novembre. — (Esophagoscopie. La profondeur atteinte par la sonde est de 33 c. 1/2, plus de bourgeons. Il semblerait qu’on ait gagné 4 cent. 1/2. Introduction du tube qui est

laissé pendant 6 heures.

OBSERVATION n° 33

T..., 64 ans, entré le 10 novembre 1913. S/énose æsophagienne.

Le malade vient à l'hôpital parce qu’il ne peut faire descendre les aliments : la viande et le pain ne descendent pas.

Père mort à 72 ans d’une plaie à la tête. Mère morte à 80 ans à l’Hôtel-Dieu.

I y a sept ans, coup de boule au thorax, à droite (opéré à Saint-Pothin). Il s’est formée une grosseur qui a augmenté de volume et qu’on a incisée.

L’affection actuelle a débuté depuis deux mois environ. Le malade s’aperçut alors qu’il avait de la peine à avaler le pain. Cette dysphagie augmenta très insensiblement, et actuellement, après une longue mastication, le malade peut encore déglutir les solides. Jamais de régurgitation. Amai-

grissement peu marqué. Cliniquement, on ne trouve du

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