TT
valeur numérique proposée ci-dessus (2).
diquer, fournirait la possibilité d'évaluer approximativement les degrés de cette influence dans les circonstances diverses , et de reconnaître si, conrorniément à la théorie , il existe un rapport constant entre la vitesse relative d*un navire et celle de ses roues à aubes. Ce résultat est tellement probable , que la plupart des capitaines des bâtiments à vapeur acquièrent en fort peu de temps Thabitude d'estimer la vitesse de sillage, d'après le nombre de tours de roues et eu égard à Tétai de la mer, avec beaucoup plus d'exactitude que par le moyen du loch.
Quoi qu'il en soit, les données comparatives de notre II* Tableau^ couflrmées par celles du bâtiment à vapeur le Nil, montrent évidemment que les meilleurs consini' cteurs anglais déterminent les proportions de leurs roues d'après la condition que la vitesse circonférentielle à l'extérieur des aubes soit égale à une fois et demie la vitesse du navire en eau calme, du moins lorsqu'il s'agit de bâtiments à vapeur marins.
(2) Les deux coefficients K et S ou M et S ( puisque M est égal à |/^ ih^ïï /
des formules de la théorie générale du mouvement des bâtiments à vapeur fournissent les deux équations (chap. 1, § S)
et, M et S étant donnés par l'expérience, on pourrait déterminer deux des trois quantités ^, a et $ (chap. 1, § 1), si l'une d'elles était connue. Mais il y a auUint de diflicultcs à calculer a priori la surface résistante des aubes, ainsi que la position du centre de pression des aubes, qu'il y en a à calculer la surface résistante du navire (voyez note I , art. 1). Toutes les hypothèses qu'on pourrait faire à ce sujet ne sauraient conduire à une détermination rigoureuse de l'une des trois quantités p, a ou $. De la même manière que pour les coefficients K et S, l'on serait réduit à leur assigner des valeurs moyennes d'après une série d'expériences; et la comparaison des résultats obtenus par Tune ou l'antre de ces deux espèces de coefficients hypothétiques ne deviendrltit plus, pour le but qu'on se propose ici, qu'un objet de curiosité (note I, art. 1).
28 GHÂP. I«i'. — THÉORIB 6ÉRÉBÂLB
Sans avoir égard aux moyennes des coeflQcients numériques que nous avons proposé d'adopter, voici comme on pourrait, en général , calculer les proportions des roues et des aubes, à Taide des données du Il« Tableau , et comparativement à des bâtiments à vapeur de même force et de même destination , dont les conditions ou les qualités nautiques sont connues :
Le diamètre des roues , à Textérieur des aubes , sera déterminé au moyen du coefficient S , par la relation
M. Barlow a calculé que le rapport de la résistance de la carène de la Medea i celle de la surface plane immergée de son mattre-coi^ple devait être , d'après ses ex-
périenceSy égal à j-^ II a comparé ce résultat h celui qn'on obtiendrait au moyen des
expérience^ du colonel Beaufoy. Suivant ce dernier , le rapport de la résistance de la carène de la Medea à celle de sa section immergée se mouvant à travers Teau calme, avec une vitesse de 9.84 milles nautiques par heure, serait encore plus petit qu*tin
quitîzièmey c'est-à-dire > ou près d'ww dix-septième; et, en prenant le rapport
de la résistance de la carène de la Medea à celle d'un cylindre de même section et à
extrémités planes, on trouverait, encore suivant le colonel Beaufoy , tttô ^^ ^^^^^
tm quinzième et un seizième. M. Barlow observe que, s'il avait fait usage des résultats des expériences du colonel Beaufoy dans les calculs de ses Tableaux n« II et f n"* y (note I,art. 1), les nombres de la colonne 17 du Tableau n'^II, et de la r colonne l\ du Tableau n"* Y y exprimant la pression sur V aube verticale et t effet produit par la machine^ auraient été augmentés d'environ un septième , et que dans l'évaluation de la puissance exercée sur les aubes on aurait trouvé une quantité surpassant la puissance nominale de la machine, ce qui tendrait à prouver que les machines fonctionnent ordinairement au dessus de leur force nominale.
Cherchons à déterminer le même rapport d'après la vitesse normale de la Medea y ( déduite dé la formule
et du coefficient K=0.009 dans notre I»» Tableau.
A la vitesse normale de ^■«''^•.e par heure on de A".9S8 par seconde , la surface immergée du mattre-couple de la Medea est de 27.974 mètres carrés. Les roues
DBS BATIMBIITS A TAPBUR. * 29
Le diamètre intérieur des aubes , d'après la relation
— =U.=V+e, est égal à
en donnant à e la valeur deU^— V correspondanle. La largeur ou hauteur des aubes est égale à
Utilisant les | de la puissance de la machioe (voyez note I , Tableau n"" III) , la force impulsive communiquée au navire est égale aux | de 220 chevaux = 146 chevaux =1/16 X 75= 10950 kilogramètres par seconde^ et cette quantité d*actiou doit être égale à celle de la résistance de la carène. Or, d'après diverses expériences sur la résistance des fluides (chap. I, § 1) , la résistance directe de 1 mètre carré de surface plane mue avec une vitesse de 1 mètre par seconde dans Teau calme est comprise entre 50 et 60 kilogrammes. Prenons la moyenne de cette résistance ou 55 kilogrammes. La quantité d'action de la résistance directe de la surface immergée du mattre-couple mue avec une vitesse de 9°'"''^'.6 par heure ou (("".âSS par seconde sera égale à
27.974X(4.938)'X55=:185255 kilogramètres. On a donc -^^^ = ^Aïï ou près
lo5255 lu. 9^
d'un dix'Septième pour le rapport de la résistance de la carène de la Medea à c4ll de la surface immergée de son mattre-couple, et tel est aussi le rapport moyen indiqué par M. Barlowpour les bûtiments à vapeur soumis aux expériences de Wooiwich. (Nolel, 7a&/^iiu n* IIL) En évaluant à 50 et ensuite à 60 kilogrammes la résistance directe de 1 mètre
carré de surface plane mue avec une vitesse de 1 mètre par seconde, on aurait
trouvé successivement les deux fractions tt-tt: et ttttt» entre lesquelles se trouve
compris le rapport de la résistance de la carène de la Medea à celle de sa section transversale immergée. D'après Euler (la longueur de la carène de ce b&timent étant
égale à 5 fois et demie sa largeur), ce rapport devrait être de 7^.
Remarquons que les vitesses normales V de notre I" Tableau y que nous avons assignées auxb&timents à vapeur de différentes forces^ d'après les valeurs numériqusa adoptées pour le coefficient K, supposent que les carènes de ces navires ont les proportions et les formes que l'expérience a démontré être jusqu'à présent les plus avantageuses.
30 ChâP. \^^. — THÉORIE 6É1IÉRALB DBS BATIMENTS A VAPECB.
Le nombre d'aubes est égal, an nombre rond, à
La longueur des aubes, d'après la relation ^= r', est égale à
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