‹ De l'état actuel de la navigation par la vapeur et des améliorations dont les navires etChapitre 26 sur 125 · S 3. DES INSTALLATIONS ET DU GRÉMENT DBS BATIMENTS A TAPEUR · texte numérisé non relu

S 3. DES INSTALLATIONS ET DU GRÉMENT DBS BATIMENTS A TAPEUR

Les logements el autres inslallâtions intérieures présentent de grandes variétés, suivant les divers genres de service des bfttiments à vapeur, suivant les habitudes et les goûts nationaux , et nous dirons même «uivant la mode« C^iendant tout paquebot destiné au transport des passagers doit avoir ses logements dans une dunette ou ooupé , s'élevant au dessus du pont i peu près à la hauteur du plat-bord supérieur, aia de les rendre commodes et bien aérés. Dans les bâtiments à vapeur de guerre , les ehambres du capitaine , de réiai-major et des oflkiers de troupes embarquées, sont nécessaîrement sous le pont, qu'il importe de tenir entièrement libre pour l'artillerie et les autres manœuvres; de même, les pavois ou bastingages de Tavant et de l'arrière sont rendus amovibles pour le pointage des pièees placées sur alTût tournant et à coulisse. L'essentiel est que, pour nos bAtiments à vapeur de guerre, on s'ar-* réte à un mode uniforme d'installations , celui qu'après bien des essais on ju« géra remplir le mieux toutes les conditions di| service militaire; et l'on est très près d'avoir atteint ce but.

Les pièces du grément appelées tnanœuvres dormanieê devraient être en fier, du moins pour le grand mât et dans le voisinage de la fumée qui s'échappe de la cheminée. A raison de la grande largeur des ponts de ces navbes, les ri" dages des haubans pourraient être placés intérieurement aux murailles, comme on le voit sur plusieurs steamers anglais; mais, en ce cas, les ridages à irtialnes et à rouleaux, barboîinê que nous avons proposés et souvent appliqués nous-mtoiQ seraient préférables et ocouperaient moins d'espace que les caps^e^mouton ordinaires; ils pourraient même se fixer sur le vibord, dans l'épaisseur des murailles , où ils ne nuiraient pas à l'étabUssemeot des bastin* gages comme les ridages à crémaillères en fer. (PI. III, Fig. B.)

( La fixation des dimensions de la mâture et de la voilure de nos bâtiments â vapeur de guerre, qui doivent pouvoir faire usage isolément de la force du vent ou de celle de la vapeur , est un point qui n'est pas encore bien arrêté.^ Ces dimensions sont faibles, si nous les comparons à celles des bâtiments anglais, qui se servent plus fréquemment de la première de ces deux forces. Elles augmenteront naturellement lorsqu'on possédera des moyens plus prompts et plus assurés d'employer librement l'un ou l'autre de ces deux modes de navigation. Il conviendra cependant que cette augmentation porte plutôt sur

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les envergures et la partie haute de la mâture que sur la partie basse, afin que» les pièces mobiles venant se replier sur les bas-mâts ^^ le grément présente le moins de hauteur possible à la résistance du vent contraire lorsqu'on ne fera usage que de la vapeur.

Lies bâtiments à vapeur ayant proportionnellement un équipage moins nombreux que les bâtiments à voiles , la manœuvre de& grelins et des câbles^ chaînes s'exécute en général au moyen d'un guindeau à engrenage qui , dans plusieurs cas, ne présente ni la promptitude ni la sécurité du cabestan ordi-» naire ou de celui à empreintes , dit barbotin , agissant directement sur la chaîne : nous nous sommes convaincu qu'on pourrait facilement «Jouter au guindeau des bâtiments à vapeur cette dernière disposition, dont l'action serait combinée avec celle d'un stoper^mguet fort simple, placé près de l'écubier, ou celle d'un frein sur le guindeau même. Nous avons proposé aussi un em** brayage pour rendre à volonté les deux cloches du guindeau indépendantes Tune de l'autre ; uii autre embrayage pour transmettre par une chaîne sans fin à ce guindeau l'effort de la machine ; et un mode de le manœuvrer à bras, plus simple et moins encombrant -que celui des manivelles actuellement en usage. Quelques unes de ces applications ont déjà été faites par nous avec succès sur le bâtiment à vapeur le Phare ^ à l'aide du concours si éclairé d'un de nos commandants les'plus instruits dans ce genre de navigation , M. le capitaine de corvette Léon du Pire, dont'l'ardeur et le zèle sont toujours prôts^ lorsqu^il s'agit de quelques recherches ou expériences fevorables aux progrès de l'art.

Il serait inutile de poursuivre notre examen sur d'autres détails d'installa-lions, d'armement et de manœuvres, qui pour la plupart ne sont que la répétition de ce qui se pratique à bord des vaisseaux de guerre, et qui bientôt, grâce au zèle persévérant des capitaines de nos bâtiments à vapeur, ne laia^ seront plus aucun perfectionnement à désirer.

(I^iiapttre 4.

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