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truments de précision et que le plus souvent il nous sera impossible de doser exactement les diverses modifications de la sensibilité. |
Quel que soit le mode de sensibilité que l’on explore, il convient de commencer par des excitations faibles dont on augmente ensuite graduellement l'intensité. Il faut aussi tenir compte de ce que physiologiquement la sensibilité des téguments varie suivant les endroits du corps et selon les excitants. Enfin on ne doit pas oublier que chez ces sujets l’état de la sensibilité est très variable, et, que d’après Ball l’on peut dans diverses circonstances voir les phénomènes paraître, disparaître, se modifier, et souvent on se demande si l’on ne s’est pas trompé.
Pour estimer le degré de sensibilité de la région, la chose est facile dans le cas d'affections unilatérales en portant alternativement sur deux points symétriques les excitations comparatives. Dans le cas d’affections bilatérales, ilfaut procéder par comparaison avec une personne bien portante, ou se reporter à des tables dressées auparavant, pour le même appareil et sur des personnes saines.
Pour préciser le mode de répartition des troubles sensitifs, il est bon d'avoir recours au crayon dermographique.
Le sujet ayant les yeux fermés on éprouve la sensibilité tactile de la façon suivante : :
Il importe tout d’abord de savoir s'il apprécie nettement la forme, la surface extérieure des objets dont il se sert chaque jour. On explore ensuite directement la peau avec un objet mousse ou avec les doigts et l’on doit recou-
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rir successivement du contact léger, puis à une pression plus énergique.
Mais pour reconnaître d'une manière plus exacte l'excellence au toucher, il est nécessaire de terminer cet examen avec lé compas de Weber. |
Van Freÿ a proposé une méthode d'appréciation de la sensibilité tactile consistant à employer comme excitant des poils de diverses résistance fixés à une baguette, On ‘les applique perpendiculairement à la surface explorée et on apprécie directement leur résistances à la flexion en agissant sur le plateau d’une balance sensible.
On éprouve la sensibilité à la douleur par la piqûre et le pincement, mais ici l’excitant électrique peut être avantageusement employé, étant capable d’être gradué bien plus rigoureusement que les autres procédés d'exploration de la sensibibilité à la douleur.
Cependant l’on doit se servir des deux procédés, car dans certains cas on peut rencontrer une dissociation particulière de la sensibilité électrique.
En général l'on explore la sensibilité électrique avec un courant faradique et l’on n’emploie pas d'électrodes humides qui diffusent plus ou moins profondément l'excitation, on se sert plutôt d'électrodes en fils métalliques qui localisent mieux l'excitation, Erb conseille de se servir d’uneé lectrode composée d’un grand nombre de fils englobés dans une masse résineuse.
D’autres auteurs se servent simplement de deux pointes métalliques assez rapprochées, mais isolées l'une de l’autre. Enfin on utilise aussi la méthode polaire qui est celle dont nous nous servons. L'un des pôles étant en rapport
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avec une large électrode humide placée sur le sternum, l'autre aboutissant à un pinceau de fils métalliques, l'on explore avec cette dernière. On note la distance des bobines à laquelle se produit la première sensation, et la distance où la sensation devient douloureuse. Ensuite par comparaison, il est facile de juger des modifications quantitatives.
Pour ce qui est de la sensibilité thermique, il faut explorer successivement les impressions produites par la chaleur et par le froid.
Un procédé commode, mais assez grossier, consiste à souffler avec la bouche de l'air chaud et de l'air froid. Sur le dos de la main qui, ainsi qu’on le sait, est très apte à juger des impressions thermiques, ce procédé est même assez sensible.
Nous pouvons juger d'autre part de la sensibilité thermique avec des corps de diverses températures, les deux extrêmes étant la glaceet l’eau à 70°. Dans le but d’étudier l’action de la chaleur, Charcot a fait construire un thermo-œsthésiomètre assez pratique, mais, ainsi que beaucoup d'autres œsthésiomètres cet instrument reste plus .un instrument de laboratoire qu’un appareil devant servir dans la pratique courante des investigations cliniques.
Poûr explorer la sensibilité à la pression, il est bon de placer sur la peau un disque, toujours de même diamètre et de même nature, une pièce de cinq centimes par cxemple, et c'est sur ce disque qu'on place successivement. des poids de plus en plus forts.
Un artifice semblable doit être employé pour recher-
= — cher le sens de la force déployée ; les poids de plus en plus lourqs que l’on fait apprécier, ne doivent pas être directement: en contact avec l’épiderme du sujet, ou du moins, il faut que ce contact soit toujours le même. Il est facile d'obtenir ce résultat en attachant les poids à une poignée, qui elle ne varie pas. |
Pour s’assurer de l'intégrité ou de l’abolition du sens de la position et-des mouvements des membres, il suffit de modifier la position des diverses parties du corps et de demander au sujet de préciser leur nouvelle position, puis l’on fait toucher du doigt par le malade tel ou tel point du membre dont on a modifié l'attitude.
Inutile de dire que pour toutes ces recherches, le malade a constamment un bandeau sur les yeux:
La sensibilité électro-musculaire se recherche à l’aide d’un courant fanatique. Mais il importe de produire la contraction musculaire en agissant à distance par l’intermédiaire du nerf, car l'excitation simultanée des nerfs sensitifs de la peau devient une cause sérieuse d'erreur. du reste l’on ne peut guère apprécier que la diminution.
Pour ce qui concerne la vision, nous n’avons pas ici à insister sur la façon de procéder à ces recherches, l’examen de la vision étant d’une pratique courante.
| Cependant, voici notre façon de procéder à l'excitation électrique du nerf optique. Nous servant d'un courant galvanique, faible, et après avoir placé une électrode sur les paupières fermées, l’autre sur la tempe du mème côté, nous faisons passer et interrompons successivement le courant. À chaque ouverture et fermeture un éclair doit illuminer le champ visuel. Mais encore ici l’on ne peut
PR or MANS le plus souvent juger que de la diminution de l’excitabilité. l:
Cependant, dans un cas, il nous a été possible, suivant en cela l'exemple de Brenner, de diagnostiquer par ce moyen la suppression de la moitié du champ visuel chez une malade.
Pour vérifier acuité auditive, on approche une montre successivement de l'une et de l’autre oreille, commençant toujours par la mettre d’abord assez loin, pour ne l’approcher que progressivement, l'opération inverse donnant dee résultats tout à fait défectueux.
L'excitabilité galvanique de l'appareil auditif est encore beaucoup plus difficile que celle du nerf optiqne. Même chez des personñes bien portantes, il est souvent impossible de l’obtenir. Cependant suivant les conseils de Brenner, de Jolly et Fischer nous devons chercher l’hyperexcitabilité de l'acoustique -chez les hallucinés de l’ouie, aussi d’après la façon de procéder de Erb, mettons nous une électrode humide immédiatement au devant de l'oreille externe appuyant un peu sur le tragus, et une électrode indifférente sur la nuque. Nous considérons le simple fait de pouvoir produire l'excitation comme une preuve d'hypérexcitabilité ; pour ce qui est de la diminution, il est impossible de l’apprécier par cette méthode.
Pour juger de l’état de l’olfaction, il convient de s’assurer tout d’abord de l'intégrité de la sensibilité générale de la muqueuse avec l’'ammoniaque. Ensuite l’on fait respirer des odeurs de force et de näture différentes par chacune des narines, l’autre étant fermée.
Enfin, pour contrôler la gustation, il faut badigeonner
successivement les deux moitiés de la face dorsale de la : langue avec un pinceau trempé dans une solution amère, sucrée, salée, et métallique.
Mais on peut encore explorer les nerfs du goût avec un courant galvanique. La méthode polaire est la plus commode. L'’électrode humide exploratrice est placée sur une des joues, l’électrode indifférente est placée sur la nuque. Du côté du pôle positif, il se produit une sensation métallique assez forte, même avec des-courants galvaniques extrêmement faibles; il s'en suit que l’augmentation de la sensibilité est difficile à estimer par cette méthode. L'on ne peut guère constater ainsi que la diminution où l’abolition.
Telles sont les méthodes qui nous semblent les meilleures pour l'examen des diverses sensibilités. Procédant pour chaque maïade dans l'ordre du tableau que nous donnons plus haut, nous ne rapporterons dans nos observations que les modifications de la sensibilité, ce qui semble nous présenter le double avantage : 1° de mettre plus en relief les troubles qui seuls nous intéressent, 2° déviter les rédites inutiles.
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