Se frappe la tête contre son fauteuil
14. Nuit agitée ; dès son réveil commence à gémir: « C’est fini, il veut même mourir, etc., etc. — Il est perdu, lui, sa famille et ses parents. Un suicidé comme lui,ne peut ni rentrer dans le monde ni travailler. » Bien que maintenu sur fauteuil, il fait des efforts pour se frapper la. tête |
Suit une période de calme de plusieurs jours, puis le 25 au matin, au lavabo, la tête penchée sur la cuvette et semblant se laver, il se frappe les yeux avec une tourchette qu’il avait dissimulée. |
Sur les deux yeux, déchirure de la conjonctive, à droite .
TE la cornée est légèrement éraillée, et la paupière inférieure blessée en deux endroits, — Légère hémorragie.
Le malade tient les yeux fermés mais dit ne pas souffrir du tout. Le lendemain, il ouvre facilement les paupières, ne souffre nullement et vous laisse voir la plaie qui devrait pourtant être très douloureuse. Nous procédons aussitôt à l'examen de sa sensibilité, M. H..., dit
en outre entendre constamment dans ses oreilles des bourdonnements et le chant du coq.
Examen de la sensibilité.
Au point de vue de la sensibilité chez ce malade nous trouvons les modifications suivantes :
1° Abolition de la sensibilité de la peau, des muqueuses, de la cornée, à la douleur sur toute la surface du corps.
2° Conservation de la sensibilité tactile ainsi que de la sensibilité de la peau à l'électricité, mais, la douleur n'est provoquée qu'avec un courant faradique très fort.
3° Diminution de 12 sensibilité au froid.
4° Exagération du réflexe patellaire. Perte du.réflexe pupillaire à la lumière avec conservation à l’accommodation (Argyle-Roberston). |
5° Hypermétropie.
6° Diminution considérable de l'ouïe. Bruit de locomotive. Chant du coq dans les deux oreilles.
7° Diminution de l’olfaction et de la gustation.
8° Diminution de la faim.
Angoise précordial.
Mouvements respiratoires irréguliers, rapides et superficiels.