‹ De L'État de la Sensibilité Chez Quelques MélancoliquesChapitre 3 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pendant notre séjour assez prolongé auprès des aliénés. nous avons été frappé bien souvent dela fréquence, et de la variété très grande des troubles de la sensibilité que l'on rencontre chez les mélancoliques. Ces troubles que l'on observe presque toujours pour peu qu'on se donue la peine de les rechercher, ont déjà été l’objet de nombreux écrits de la part des médecins aliénistes et des phy siologistes. Mais, tandis que l’un s'occupe seulement de l’état de la sensibilité générale, l’autre s'élance d'emblée vers les sphères les plus élevées des sciences médicales et physiologiques, cherchant, à résoudre un des ces nombreux problèmes que nous réserve encore l'étude de la sensibilité chez les aliénés. Enfin, c’est surtout dans des observations éparses, dans les diverses publications médicales que les auteurs nous signalent tel ou tel trouble de l'appareil sensitif, nous laissant le plus souvent dans l'ignorance la plus complète del'état du reste de cet ADDSE reil chez le même sujet.

I1 nous a semblé intéressant, de rechercher chez un même malade toutes les perturbations qui peuvent se produire dans l’état de sensibilité, et, peut-être qu'en examinant ainsi systématiquement et d’après une même mé-

pri

thode plusieurs mélancoliquès, pourrons nous en tirer des conclusions utiles pour le diagnostic.

I1 ne nous appartient pas de discuter ici de la physiologie de la sensibilité.

Si nous ne nous occupons que des troubles purement somatiques, c’est qu’il en est qui ont plus d’autorifé que nous de traiter la question à un autrepoint de vue. Enfin si, comme dit Ball, nous insistons sur le côté purement physique de la question, c'est parce que nous sommes convaincu qu'il faut en pathologie mentale accorder une part plus large que jamais aux troubles matériels de l'économie.

Quel que soit le résultat obtenu, nous n’en remercions pas moins MM. les docteurs Marandon de Montyelet Briand médecins en chef des asiles de la Seine, pour la bienvéillance qu'ils nous ont témoigné. Que M. le docteur Gilbett Ballet, médecin à l’hôpital Saint-Antoine veuille bien croire à notre entier dévouement,

Mais avant decommencer ce travail, si modeste soit-il,

ce serait une grande ingratitude de notrepart si nousn’ex-.

primions notre profonde reconnaissance, à tous ceux qui furent nos maîtres dans les hôpitaux et à la faculté de Paris.

Nous tenons particulièrement à remercier M, le docteur Paul Moreau de Tours, qui nombre de fois nous a donné des preuves d’une réelle affection.

Que M. le professeur Joffroy veuille bien accepter l’hommage de notre sincère et profonde reconnaissance pour le grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse. * |

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