CI. du plasma
C1 des hématies au-dessous du chiffre normal (2), mesure cette rétention, En France, il appartient incontestablement à Ambaärd d’avoir formulé eette idée avec netteté dans les Archives des Maladies des reins et des organes génito-urinaires de 1928 — encore qu’on puisse la trouver, mais avec moins de précision, dans certaines publications antérieures de Blum. Mais, il faut bien dire que ce sont les travaux de Hamburger sur la perméabilité cellulaire, qui doivent être considérés comme le substratum expérimental irréfutable de ce qui ne serait, sans eux, qu’une simple vue d’esprit — travaux trop méconnus en France, malgré leur extrême intérêt, et que nous schématisons plus loin.
On ie saurait trop insister sur l’importance extrême dés notions de la surcliarge chlorée globulaire et du rapport chloré érythroplasmatique. On peut actuellemeñt affirmer que l'étude du chlore plasmatique est absolument insuffisante, à elle seule ; bien plus; si l'on devait se bôorner à un unique dosäge, c’est le séul chlore globulaire qu'il faudrait étudier, puisque c'est le Seul qui soit toujours augmenté (avec des restrietions que nous indiquerons plüs loin) dans les rétentions chlôrées, On peut dire que l'ignorance de ces faits a rendu inuütilisables tous les travaux où les auteurs se sont bornés à l’étude de la seule chlorémie plasmatique. C’est ainsi, par exemple, que certaines publications d'Achard sur la chlorémie (que l’on ou-
LUI E Ve EES
blie trop souvent de citer) ont, de ce fait, un caractère incomplet et ont conduit cet auteur à des conclusions actuellement inacceptables. Achard, en effet, avec Ribot et Feuillié, avait déjà constaté de l’hypochlorémie plasmatique chez des sujets atteints de rétention hydropigène irréductible, et il en avait conclu que : « on ne saurait chercher dans la teneur du sang en chlorure une mesure, ou même un indice de la rétention du chlorure de sodium » ; ultérieurement, dans son livre sur les troubles des échanges nutritifs », il déclare (p. 255) : « le mot chlorurémie ne me paraît avoir que des inconvénients. D’abord, il laisse entendre que le sang est modifié par un excès de chlorure, ce qui n’est pas, car le taux de la chlorémie peut fort bien ne pas dépasser la normale et méême rester au-dessous, et ce que l’on observe surtout dans le sang, c’est. l’hydrémie avec dilution des albumines et des hématies ». Ainsi, Achard qui, en beaucoup de points, a vu plus juste que Widal, s’est laissé tromper par les rétentions avec hypochlorémie plasmatique, ce qui s'explique facilement par ce fait France et que, on ne pouvait alors avoir l’idée d’étudier ce qui se passe dans les hématies.
Cependant ces notions sont loin d’avoir réuni la majorité des suffrages. Bénard, Rathery, Laudat, Christol, dans leurs publications, semblent admettre que les chiffres fournis par les dosages globulaires sont ordinairement sujets à caution, difficilement interprétables et que, au cours d’acidoses, même intenses ,le rapport CI globulaire/CI plasmatique peut ne
non
présenter que des variations insignifiantes. Pour notre part et pour Thiers, …l est impossible d'accepter une telle opinion et nous ne pouvons pas comprendre ces divergences. Peut-être faut-il faire intervenir une différenc de technique : c'est l’explication qui nous paraît la meilleure ; en particulier, elle fait comprendre que chaque auteur apporte des résultats en euxmêmes identiques, mais qui différent avec chacun. Quoiqu'il en soit, nous croyons, avec Blum, Ambard, Landau et Thiers, qu’il est impossible de se dispenser d’un dosage globulaire (quant on ne rencontre pas un Cl plasmatique élevé) mais que ce dernier exige pour avoir de la valeur une technique de prélèvement sanguin particulièrement rigoureuse.