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Mais Thiers a montré que dans certains cas il pouvait y avoir, avec ühe azotémie élevée, une diminution de la réserve alcäliné. D’autré part, mais dans les cirrhoses seulément, Thiers a montré également que parfois aussi la chloropénié pouvait ne pas provoquer d'hypérazotémié.
Il est donc possiblé au coùfs des néphrites de constalér un des deux aspects suivants du sÿndrome chlorpénique :
a) Syndrome de Blum : à la chloropénie s'associe une augmentation de la résérve alcäline et de l’uréé sanguine ;
b) Syndrome de Thiers : à une chloropénie s’associe une augmentation de l'üurée et une diminution de la réserve alcaline.
Le syndrome : chloropénie avec élévation de la réserve alcaline, sans augmentation dé l’uüurée, n’a pas été rencontré jusqu'ici däns lés néphrites et, pout Thiers, l’absence d'augmentation de l’urée est liée à cé que, dans ce Cas, le foie lésé par lé processus cirrhotique, est incäpable de fabriquer de l’urée.
ll. = Nécessité d'étudier le chlore globuläire et le rapport chloré érythroplasmatique
Connaissant les différents états du C1 dans les rétentions chlorées rénales, nous pouvons nous demanñder imaintenarnt cé qui caractérise cette rétention, du seul point de vue sanguin. D’emblée, une remarque s'impose ;
MAT Res
Lorsqu'un malade présente une rétention uréique, l’urée sanguine est toujours augmentée. Bien plus, Quinquaud a montré que cette rétention se retrouve Gans les organes à un taux très voisin (cn réalité, on rote presque toujours des chiffres légèrement supérieurs, parce que, après la mort, de l’urée se forme dans les tissus). Ainsi, le dosage de l’urée du sang permet ce juger directement de l'existence ou de l’absence d'une rétention de cette substance et le taux de l’urée sanguine est, avec une approximation très sufsante, celui de l’urée tissulaire. F
Au cours des rétentions chlorées, il peut exister dans le plasma des chiffres supérieurs à la normale ; c’est possible, mais ce n’est pas la règle et, plus souvent, on note de l’hypochlorémie plasmatique. Ainsi, le dosage du chlore plasmatique, au contraire de celui de l'urée, fournit le plus souvent un chiffre qui demande à être interprété et qui est insuffisant à lui seul.
Tel est l’apparent paradoxe qui déroute l’esprit habitué à l’élémentaire logique des rétentions uréiques el qui individualise nettement la rétention chlorée en opposant aux diverses rétentions azotées. On est donc dans une impasse : car, en présence d’un chlore plasmatique bas, comment peut-on savoir s'il s’agit d’une rétention chlorée hypochlorémique ou d’un sujet appauvri globalement en chlore, en état de déficit chloré ?
Faut-il abandonner les dosages sanguins et avoir recours aux méthodes classiques : le bilan des chlorures comparant les ingesta et les excreta, l'épreuve
AA RSS
de l'augmentation de poids par l’ingestion de sel ? On en connaît cependant tous les inconvénients. D’autre part, nous savons maintenant la possibilité d’une rétention chlorée sèche. Ainsi, ces deux épreuves fonctionnelles ont perdu de la rigueur qu’on leur avait attribuée et il semble qu’il faille nous résoudre à attendre que la mort du malade permette des dosages viscéraux (d’ailleurs eux aussi sujets à caution). Il n’en est heureusement rien. Mais, c’est seulement au prix d’une hypothèse, d’ailleurs ingénieuse, qu’il est possible de résoudre le problème. Nous pouvons, en effet, avec Hamburger et, à sa suite Blum et Ambard, comparer les hématies aux cellules des différents organes et le plasma aux liquides intercellulaires. Il est légitime d’admettre que les phénomènes qui se passent dans les hématies baiïignant dans le plasma sont le reflet de ceux qui se produisent dans les cellules des parenchymes plongés dans leur liquide nourricier. Ainsi, l’état des hématies devient le miroir fidèle des tissus. Cette hypothèse s’est montrée particulièrement féconde. Il suffit d’avoir pratiqué des dosages comparatifs dans le plasma, les globules et les viscères, pour s’apercevoir qu’elle elle parfaitement justifiée, du moins habituellement et dans ses grandes lignes. D'ailleurs, tous les auteurs qui, après Hamburger, se sont occupés de la perméabilité cellulaire, ne l’ont-ils pas implicitement admise, lorsqu'ils ont pris comme objet cette cellule, si simple et si commode à manipuler qu’est le globule rouge ? Ainsi, nous sommes amenés à cette notion que la surcharge chlorée globulaire çaractérise essentielle-
ment la rétention chlorée, ou si l’on veut, que l’abaissement du rapport chloré érythroplasmatique