‹ De l'état du chlore sanguin dans les néphrites avec rétention chloréeChapitre 9 sur 39 · DENT · texte numérisé non relu

DENT

ainsi que, dans une observation, nous avons obtenu, à deux prises de sang successives, un chlore du sang total égal, la première fois, à 2,275 et, la deuxième fois, à 2,733 ; chiffres pratiquement identiques ; et si nous nous en étions tenus là, nous aurions conclu que Péquilibre chloré n’avait pas varié. Il n’en était rien cependant, car le chlore globulaire était passé de 2,075 à 1,894, preuve que le malade présentait à la première prise de sang une rétention chlorée qui avait, pratiquement, disparu à la seconde. C’est que, en effet, l'étude du chlore du sang total laisse échapper les échanges de l'ion chlore que nous verrons se produire entre le plasma et les hématies.

Une autre cause d’erreur est la suivante : le chlore du sang total est sous la dépendance étroite du volume globulaire. Y] arrive, par exemple, que chez des sujets dont le sang présente des hématies en quantité inférieure à la normale, le chlore du sang total varie à peu près parallèlement au seul chlore plasmatique. Chez des malades anémiques et sans rétention chlorurée, il est fréquent de constater que le chlore du sang total est élevé. Ce n’est pas l'indice d’une rétention chlorée, et ce fait indique simplement que chez ces sujets dont le volume globulaire est très bas, la valeur du chlore du sang total n’est que le reflet de celle du chlore plasmatique. Ainsi le chlore du sang lotal donne des renseignements intéressants, mais ils sont, d’une part insuffisants (à cause du chassé-croisé du chlore entre les globules et le plasma), d'autre part trompeurs parfois (lorsque le volume globulaire

st trop bas).

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