IX
Fille du poids de 15 kilogrammes h décagrammes.
Joiii-s, Tempéraluro. Ceiil. cul). Chlorure de sodium. Urée.
Sixième observation
de fSidney
Jours.
Température.
Cent. cub.
Chlorure de sodium. ' Urée,
Observation de Brattler {loc. cil.). ~ Rougeole. Homme (le vingt-cinq ans.
Jours,
TEMPÉnATURE.
Chlorure
Cent. cuil.
Malin.
sodium.
Urée.
L'exanthème a fini Je cinquième jour.
Observation de Redenbacber (/oc. cit.). — Malbeureusement lu température manque. — Du huitième au douzième jour, fièvre continue assez forte; au treizième jour, rémission; au quatorzième jour, exacerbation qui dure jusqu'au seizième. — Garçon de cinq ans. — Bronchite.
Jours.
Tcmpératuie.
Cent. cub.
Clilorurj do sodium.
Tous CCS faits et d'autres encore montrent que la production de l'urée est plus grande dans la fièvre que dans la santé, malgré les conditions d'inanition de la fièvre, et de plus la proportion de l'urée correspond à l'intensité de la fièvre mesurée par la température. Le parallélisme de ces deux phénomènes conduit à admettre pour tous deux une seule et même cause; et le même processus qui augmente l'urée est aussi celui qui produit la chaleur fébrile.
La proportionnalité entre l'augmentation d'urée et l'accroissement delà température est également constatée lorsqu'au lieu de faire les observations en bloc par vingt-quatre
li9 —
luniies, on divise Tiirine en portions de cinq a six heures, et que, les analysant à part, on met en parallèle l'urce de ces diverses périodes avec la température des mêmes intervalles. C'est ce qu'ont fait Traube et Jochraann, Redenbacher, Uble et Sidney Ringer.
C'est en suivant cette dernière méthode qu'on a pu constater que dans la fièvre intermittente l'urée augmente avant Je frisson. Sidney Ringer a analysé à ce point de vue une fièvre (|uotidienne pendant six Jours de suite, et si l'on masse les résultais pour ce qui tient à l'urine, on arrive au tableau suivant qui est d'un intérêt capital (non-seulement pour ce fait en lui-même, mais pour la théorie nerveuse de la fièvre, puisque le maximum d'urée et de chaleur, ainsi que nous l'avons vu plus haut, correspond au frisson, moment pendant lequel les vaso-moteurs sont dans l'état précisément inverse à l'expérience de Bernard).
Les chiffres suivants sont rapportés à une heure.
Avant le frisson. • • • |
Stade de frisson. . . .
Slade de chaleur. . .
Stade de sueur. . , .
Le même auteur a obtenu les mêmes résultats jiour la fièvre des tuberculeux.
Le même rapport que nous venons de signaler a été
consiaié par Iluppert pour le typhus, pour le rhumatisme
et pour la pneumonie. Dans un des cas de pneumonie,
le malade ne prit absolument aucune nourriture pendant
toute sa maladie, et les résultats peuvent se résumer ainsi :
l'augmentation de température a précédé de quelque peu
l'augmentation d'urée, puis pendant toute la j ériode d'état
les deux phénomènes marchent ensemble, et enfin l'ac- Desnos. •
Chlorure
Urée.
de
sodium.
erôissemeni de chaleur survit quelque peu à l'augmentation (l'urée.
Hupperi a constaté que, chez les diabétiques pris de fièvre, le sucre, dosé relativement à Furée, diminue en proportion de la violence de la fièvre.
Cliloruie Température. Proportion de sucre
Cent. cub. de Ure'e. Sucre. ^^.^^..^^ pour
• sodium. Matin. Soir. 1 p. d'urée.
Observation de six jours chez un homme diabétique et tuberculeux, âgé de trente ans.
Des congestions liées h l'état fébrile.
L'existence des congestions dans un grand nombre de mEjljadies avec état fébrile, est un fait parfaitement établi. Les pyrexies nous offrent le type des maladies avec fièvre, dans lesquelles les congestions se produisent en grand nombre, et occupent une place pathologique importante. Mais, lorsqu'il s'agit de déterminer le rôle que joue l'état fébrile lui-même dans la pathogénie de ces congestions, la difficulté commence.
Dans les pyrexies, en effet, ies causes des congestions sont complexes. Nous voyons alors intervenir la spécificité, l'influence épidémique, l'altération du sang, l'adynamie. Toutefois, on ne peut s'empêcher de faire une part à l'état fébrile dans certaines conditions déterminées. C'est ainsi que les recherches de M. Woillez, sur la mensuration de la poitrine, ont montré l'existence d'une congestion pulmonaire qui peut échapper aux autres moyens d'explora-^
tion, congestion qu'on observe dans les maladies les plus différentes parleur nature, et qui n ont d'autre lien commun que l'état fébrile.
On ne peut guère expliquer non plus que par l'existence de l'état fébrile ces congestions du rein, cause d'albuminurie, qui se produisent sous l'influence d'un accès de fièvre intermittente et qui disparaissent avec lui.
Les différents viscères peuvent se congestionner sous l'influence de la fièvre, et ces congestions peuvent se traduire par des symptômes physiques ou fonctionnels qui varient avec les organes atteints.
Des rappoi'ts qui exii^tcnt entre la température, le pouls) et la respiration.
Dans la plupart des cas, le pouls s'élève en même temps que la température, mais dans un rapport et avec une régularité très-variables. Quelquefois, pour une élévation de température de 1 degré, on observe une augmentation de cinq à dix pulsations par minute. Dans d'autres circonstances, l'augmentation n'est que d'une à deux pulsations pour 1 degré de température (Spielmann).
Un même nombre de pulsations peut correspondre à des températures fort différentes. Ainsi , un pouls de 116 pulsations a coïncidé avec les températures suivantes : 41%5; iil%2 ; Û0°,9; 40»,6; 3«%9 (Thierfelder).
La température peut s'abaisser alors que le pouls reste normal ou s'élève au-dessus de la normale. Nous trouvons, par exemple, dans la dixième observation de Jochmann, 72 pulsations pour une température de 35°, 6.
Dans un des faits consignés dans le mémoire du même auteur, le chiffre des pulsations baisse à mesure que celui de la température s'élève. Il faut reconnaître cependant
que.) clévation de température lae dépasse guère un dixième de degré.
Température.
Celte irrégularité, dans les rapports de la température et de la fréquence du pouls, comme le fait remarquer M. Spielmann, se dévoile souvent dans la même journée; le même pouls peut se montrer à des températures très- Lasses et le soir avec des températures irès-élevées.
H en était de même pour la neuvième observation de Jochmann.
M. E. Hardy, qui s'est occupé dans sa thèse inaugurale des rapports de l'élévation morbide de la température avec l'état de la respiration, aussi bien qu'avec celui du pouls, démontre, par des tracés graphiques insérés dans son travail, que la respiration peut affecter avec la chaleur fébrile des rapports variables.
Dans certains cas, nous voyons que la circulation et Ja respiration présentent des variations diurnes de même ordre que la température. Les trois courbes dessinent alors des oscillations presque parallèles, ayant le même jour leurs maxima et leurs minima. D'autres fois, au contraire, ces courbes ont une direction approximativement semblable dans l'ensemble, mais ne se correspondent pas exactement dans les variations diurnes. La respiration surtout décrit une courbe souvent indépendante.
Il ne faut pas croire, en effet, et M. le professeur Monneret a appelé l'attention sur ce point, que, dans la fièvre, le nombre des respirations s'accroisse en rapport exact avec ' celui des contractions cardiaques, comme on le voit dans l'état physiologique.
llarclio, tcrinInaUons, types et formes tlo l'état féliiilc.
Examiné clans sa marche, l otat fébrile présente plusieurs périodes.
La période jn-odromique, qui peut manquer, se confond souvent avec la période de début on d'invasion, dont il peut être difficile de la distinguer.
Le frisson, lorsqu'il existe, précédé d'une à deux heures, quelquefois, d'une élévation de température, forme le caractère le plus saillant de cette période, bientôt suivie de celle d'augment {incrément um, crudilas). L'auf^mentation, rexa{joration des différents symptÔ0ies , marquent cette période. Puis vient la période d'état {fastigiiini, acme, obsoliita coctio). Tous ces phénomènes conservent leur intensité jusqu'à la péi'iode de déclin [decrementum).
La chaleur diminue d'abord, et bientôt après le pouls se ralentit, la peau devient halitueuse, se recouvre même de sueurs abondantes; la soif et les enduits de la langue disparaissent, la bouche s'humecte. Les symptômes nerveux se dissipent, la courbature et la faiblesse morbides font place à un simple sentiment de fatigue; les urines se chargent de sédiments. La convalescence commence, les forces se réparent. Le retour à la santé est complet.
Cet apaisement se fait de diB'érentes manières qui représentent les terminaisons de l'état fébrile. Tantôt il survient brusquement, sans que rien puisse le faire prévoir. D'autres fois les phénomènes morbides, l'accroissement de chaleur et l'accélération du pouls en premier lieu, se dissipent lentement, graduellement ou par Ipe, pour emprunter le langage traditionnel.
Dans d'autres cas, enfin, c'est par crise que disparaît la fièvre.
Entrer, à l'occasion de l'état fébrile, dans la discussion do la doctrine des crises, ce serait sortir de notre sujet.
L'histoire des crises forme un chapitre à part de la pathologie générale. Nous devons nous borner à dire ce que nous entendons par phénomènes critiques, et à signaler ceux qui sont plus particulièrement propres à l'état fébrile.
Qu'il nous soit permis de faire préalablement remarquer une difficulté inhérente à ce sujet. En effet, à un petit nombre d'exceptions près, les phénomènes de l'état fébrile, particulièrement en ce qui concerne les crises, n'ont pas été étudiés dans de suffisantes conditions d'isolement, et abstraction faite des liens qui unissent la fièvre aux maladies dont elle n'est que le symptôme. Les recherches contemporaines sont passibles de cette objection. Ainsi, c'est dans la pneumonie, dans le rhumatisme, dans l'amygdalite, dans la fièvre typhoïde, qu'on a étudié les crises de l'état fébrile. Il ne faut pourtant pas confondre les modifications de la fièvre, avec celles de la maladie sous la dépendance de laquelle elle s'est développée.
C'est de la sorte qu'on peut voir, au neuvième jour d'une pneumonie, une crise amener la solution de la fièvre, tandis que la lésion locale, dont les signes physiques ne permettent pas de méconnaître la persistance, ne se résoudra que plus tard, avec ou sans crise.
Quoi qu'il en soit, nous entendons par phénomènes critiques ceux qui annoncent ou accompagnent une amélioration considérable ou la cessation de l'état morbide.
C'est à ce titre qu'on a particulièrement attaché, dans ces derniers temps, une grande importance à l'abaissement de la température. C'est dans ce sens que Traube, auteur d'un travail estimé sur les crises et les jours critiques, a dirigé ses investigations en les basant sur des résultats thermométriques ; pour lui, l'abaissement de la chaleur anormale est le fait capital qui tient sous sa dépendance les autres phénomènes. Voici ses principales conclusions.
Le retour à l'état naturel de la leinpérature anormalement augmentée, peut avoir lieu brusquement (dans l'espace de douze à trente-six heures), ou bien se faire graduellement en un plus ou moins grand nombre de jours; ou bien encore la chaleur morbide, après avoir soudainement, en douze ou trente-six heures, subi une diminutioni considérable, reste ensuite au dessus du chiffre de la santé de l'individu, et ne s'abaisse plus ensuite que graduellement jusqu'à la fin de la maladie. Un abaissement rapide de température est souvent accompagné par une transpiration considérable, moins fréquemment par des dépôts d urâtes dans l'urine. Dans quelques cas, l'un et l'autre de ces phénomènes apparaissent après l'abaissement de température, dans d'autres ils font défaut.
Traube a dressé le tableau suivant comme un exemple de crise avec abaissement de tem[)érature, chute du pouls , sans retour des sueurs, sans dépôt d'urates. Nous ferons remarquer, à l'occasion de ce tableau, que la différence de 1 à 3 degrés Fahrenheit ne représente que celle de 1 à 2 degrés centigrades au plus.
Jjtms
de
la maladie.
Pouls
Amygdalite simple