SECT. II. — CAUSES OCCASIONNELLES OU DÉTERMINANTES
Les causes occasionnelles ou déterminantes de l’état nerveux aigu ou chronique sont : les impressions morales vives dont j’ai parlé, les passions dépressives de toute nature, les excès de veilles et de travail intellectuel , la lactation prolongée, V avortement^ de fortes hémorrhagies ayant pour effet d’appauvrir l’élément globulaire du sang, la convalescence des maladies aiguës, la syphilis constitutionnelle^ un certain nombre de maladies chroniques et surtout celles qui par leur action directe ou reflexe sur l’estomac, occasionnent une dyspepsie douloureuse de longue durée. Je viens d’en parler au sujet des causes prédisposantes, et je n’y reviendrai pas, afin d’éviter une répétition inutile.
En résumé : bien que les nombreuses causes du nervosisme aigu ou chronique soient très-variées dans leur nature et en apparence, très-différentes les unes des autres, puisqu’on trouve la faiblesse naturelle ou acquise à côté de l’influence prédisposante de l’âge, de l’hérédité, des chagrins, des passions de toute espèce, de la convalescence, d’une hémorrhagie ou d’une maladie chronique, elles se tiennent toutes plus ou moins par un lien commun, qui est la diminution àe quantité ou de qua-
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lité de la masse totale du sang, et l’abaissement de l’iin ou de l’autre de ses éléments, surtout des globules. Au fond de tout nervosisme, il y a presque toujours primitivement ou secondairement une modification plus ou moins considérable du sang et de la crase organique. — Si l’altération est quelquefois douteuse au début, elle ne l’est jamais à une époque avancée de la maladie. Alors les éléments faiblesse et chloro-anémie, impossibles à méconnaître, ajoutent à leur cause première leurs elfets incontestés, et ils augmentent le mal en s’aggravant chaque jour davantage.